D.News 11 – Settle down…

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Tiens ! Les 2D ! Ca ne fait pourtant pas bien longtemps que nous nous sommes parlé ?

D.2 : Bah si on te dérange on revient en 2008.

D.1 : Et on peut dire qu’on a pas vu beaucoup de pays depuis qu’on a posé le pied en Nouvelle-Zélande !

D.2 : Non mais l’autre là…

 

Quel mauvais caractère celui-là ! Et quelle nouvelle nous vaut cette intervention ?

D.2 : Delphine est enceinte (pan dans les dents).

 

QUOI ?

D.2 : Nan, respire (punaise t’aurais vu ta tête !), je suis bête, je plaisante sur des trucs sérieux. Delfe est pas enceinte. Tu me cherches aussi avec tes remarques…

D.1 : Pas encore !

D.2 : Mmmm… (méfiance – qu’est-ce qu’elle me mijote, elle… ?)

D.1 : Je prépare le terrain. C’est tout.

D.2 : (avoir l’air serein…)

 

Alors ?

D.2 : On a changé nos plans.

D.1 : On prolonge l’aventure, en faisant un break ici.

D.2 : (un break… un break… argl ! une voiture familiale !)

 

Comment ça, 9 mois de voyage et vous avez besoin de vous reposer ?

D.1 : J’ai besoin de pratiquer mon anglais 😉 Mais plus sérieusement, la vie d’expatriés sédentaires c’est quelque chose qui me tentait, et ici c’est la paradis, alors on a pas beaucoup hésité.

D.2 : (9 mois… pas enceinte pour le moment… le break…)

D.1 : Quoi ?

D.2 : Non rien je cogite… (faut que je surveille mes arrières moi…)

D.1 : Réponds à la question s’il te plaît. T’es fatigué oui ou non ?

D.2 : Moi ? euh… non. C’est vrai ça pourquoi on s’arrête ? Juste quand je recommençais à me faire de la corne sur les fesses… (bon ça ! surtout être le plus repoussant possible…)

D.1 : Allez sois sérieux…

D.2 : Sérieusement – fatigué de voyager ? (marche pas le coup des cornes…) pas du tout. Mais les Néo Zélandais nous ont réservé un tel accueil, et le pays ressemble tellement à notre idéal, qu’on a eu envie de véritablement « vivre » à la néo-zélandaise pour un certain temps.

 

Vivre à la néo-zélandaise ?

D.2 : Oui, enfin presque… vivre à la néo-zélandaise, ou autrement dit vivre comme les descendants des premiers colons britanniques, ça voudrait dire avoir une grande ferme, élever des moutons, des chevaux, des vaches, cultiver quelques légumes, perdu quelque part dans les collines…

D.1 : En bref, la vie de David et Sue Sweet. La Nouvelle Zélande est véritablement un pays façonné par des fermiers pour des fermiers, des générations de fermiers. Autant la cohabitation Maori-Anglais semble presque sans heurt, autant les Maoris ne semblent pas intégrés dans la vie active agricole, mais plutôt industrielle ou commerciale. Ceci dit ils ont super vite compris leur intérêt dans la colonisation. Il paraît que c’est l’exemple le plus saisissant et le plus rapide d’adaptation colonisateurs-colonisés.

D.2 : Les « blancs » eux sont presque tous des fermiers. Ici, dans l’île du nord, il est vraisemblable que 80% du territoire soit consacré à l’élevage – le reste ça doit être quelques réserves forestières. C’est tragique quand on pense que l’île était intégralement recouverte de forêts exotiques il y a 500 ans… ça donne le sentiment que les colons, arrivés ici, se sont partagé un gâteau géant et qu’ils ont tous appliqué le même traitement : on coupe, on brûle, on fait pousser du gazon et on y colle les moutons.

D.1 : Les panoramas bucoliques et pastoraux que nous connaissons maintenant bien n’en sont pas moins superbes – collines verdoyantes, animaux, petits bois, rivières sinueuses, petites montagnes, très très peu de villes ou de villages… mais des fois quand on imagine toutes ces étendues couvertes de magnifiques arbres on a un pincement au cœur.

D.2 : Enfin… on se répète, mais c’est le paradis des fermiers ici. Pas le paradis des gardes-forestiers. On y serait bien resté, dans notre paradis de fermiers à nous…

D.1 : … Mairenui.

 

Mais vous avez quitté les Sweet alors ? ce couple avec qui vous êtes resté… combien de temps déjà ?

D.2 : Ah ! m’en parle pas… si on était pessimiste on dirait qu’on passe notre temps à dire au revoir ou adieu. Je préfère penser qu’on passe notre temps à dire bonjour.

D.1 : On est resté presque un mois chez eux. Et on est parti les larmes aux yeux. Le voyage est impitoyable pour ça, même si c’est certainement la seule véritable difficulté.

D.2 : David et Sue représentent vraiment une rencontre singulière. Déjà ce sont 2 singuliers personnages. Des modèles d’amour et d’humour. Et notre relation est vraiment formidable, une amitié familiale – difficile à définir.

D.1 : Oui, par exemple il a été facile à diverses occasions de s’identifier à des enfants par rapport à nos hôtes – typiquement, Betty et Murray, qui nous ont dit nous considérer comme leurs enfants de France.

D.2 : Mais avec David et Sue c’est un peu différent. Notre entente mêle ce rapport « adoptif » d’une génération à une autre et le partage de valeurs, de rêves, d’une philosophie de la vie, et surtout d’un humour ! qui fait qu’on se sent tout aussi bien leur « potes », quelque part. On peut refaire le monde autour d’un bon repas, on peut délirer et faire les pires blagues, on peut échanger nos vues politiques – ils ont été membres actifs du premier parti écologique du monde…

D.1 : Avec en prime cette touche « française » qui nous fait fondre, car ils sont fins connaisseurs de notre chère Gaule.

D.2 : Une touche multiculturelle même car ils mélangent allègrement anglais, français, allemand même, et un soupçon d’italien ! Enfin surtout Sue, David lui est passé maître dans l’art de faire croire qu’il parle d’autres langues, à coups de mots ou d’expressions aussi rares que savamment placés. Un maître !

D.1 : Vous le verrez plus bas, notre rubrique « morceaux choisis » leur est presque intégralement consacrée, et encore on a fait du tri !

D.2 : On voulait pas trop flatter David. Faut pas exagérer non plus…

 

Et concrètement il consiste en quoi ce break, alors ?

D.1 : Ramasser des fruits ! 😉

D.2 : Et peut-être plus tard se trouver un petit job et un petit coin où se poser. Pas sûr du tout ceci dit. On a arrêté le pédalage dans la région de Hawke’s Bay, à Hastings, sur la côte est de l’île du nord, pour y travailler comme saisonniers.

D.1 : La saison estivale bat son plein, on a des contrats de 3-4 mois comme « fruit pickers » qui nous rallongent automatiquement notre visa jusqu’en mai. Et peut-être tâchera-t-on de trouver une autre rallonge, hivernale, et un coin au chaud… ou alors on reprendra la route direction l’Asie au printemps – au printemps pour vous, à l’automne pour nous, c’est-à-dire en mai 2007.

D.2 : Parce que en mai tu fais bien ce que tu veux. Ou un truc dans le genre…. On veut pas rester trop longtemps non plus. On a quand même super envie de terminer cette ronde cycliste qui nous a tellement apporté pour l’instant ! On rêve de notre traversée du Moyen-Orient et du retour en France par l’Europe de l’est…

D.1 : Sans parler des retrouvailles attendues et espérées avec la famille, les amis…

 

Ca bouleverse pas mal les plans tout ça…

D.1 : … et pas que les nôtres. Et oui, j’avais proposé à mon ami Pierre de nous rejoindre en Inde. Il est comme moi fasciné et un peu effrayé par cette culture et ce pays à des années lumières de la France. Alors on s’était dit qu’on pourrait vivre cette expérience ensemble…Finalement, l’Inde pour nous ce ne sera pas pour tout de suite, désolée de bouleverser l’organisation de tes vacances Piero !

D.2 : Le truc c’est qu’on s’est dit qu’avec Planète.D on ne s’astreignait à aucun planning. Comme pour le mois de mai tiens – ayé j’ai retrouvé l’expression originale – « fais ce qu’il te plaît ».

D.1 : Avec Planète.D, fais ce qu’il te plaît !

D.2 : Ouai ! (sauf des bébés… on verra après).

 

Tout cela reporte d’autant votre retour au bercail…

D.1 : Oui et non.

D.2 : Le plan pour l’instant c’est une rallonge de 3 mois en Nouvelle Zélande. Si il s’avère qu’on y passe aussi l’hiver – l’hiver pour nous, l’été pour vous – alors on inclura si possible un break dans le break – un mois pour venir visiter la famille et les amis en France. Si ça se fait ça sera peut-être pour Noël, ou mi-mai tiens, après une semaine de vadrouille en stop à travers le sud-est australien pour pas gâcher notre billet d’avion tour-du-monde. Moralité … si jamais les événements se déroulent ainsi et qu’on fait un saut en France, on aura pas le loisir ni le plaisir de rendre visite à tout le monde même si l’envie ne manque pas, mais tenez vous pour dit qu’on sera une partie du temps en Normandie et l’autre à Grenoble. Vous vous organiserez en fonction pour venir nous voir 😉 un petit mail à Planète.D et on s’arrange. Idéalement j’aimerais transformer la maison parentale en gîte le temps de mon séjour pour pouvoir y voir le maximum d’amis et de famille, y’a de quoi coucher du monde et planter des tentes dans le jardin s’il faut (ah ouai au fait Papa Maman euh… j’voulais vous dire… euh… bah ayé j’l’ai dit).

D.1 : Ensuite le plan se translaterait à Grenoble…

D.2 : (sur qui va s’abattre la menace Planète.D ?)

D.1 : Mais tout ça c’est très abstrait, beaucoup d’envies mais aussi beaucoup d’inconnues. Là on en est qu’à l’étape « se tuer à la tâche en ramassant des pommes » pour obtenir un supplément de 3 mois à notre autorisation de séjour en Nouvelle Zélande.

D.2 : Une idée de D.1 bien entendu, la petite fourmi de l’équipe. Ceux qui la connaissent bien savent de quoi je parle. Elle ne recule devant aucune tâche si ça lui permet d’atteindre son but. Quand moi je jongle avec un peu tout pour me la couler douce autant que possible. La cigale et la fourmi. Bah ouai c’est très à propos dans ce cadre pastoral. Mais la cigale pédale. Si tu vois ce que je veux dire…

D.1 : (couillon) Ce plan 3 semaines de ramassage de pommes pour obtenir un visa de 3 mois je trouve quand même que c’est pas mauvais du tout ! Ca nous laisse toute la fin de l’été pour voyager dans l’ile du Sud (tout le monde nous en parle, et on arrête pas d’en rêver, il serait temps d’aller voir de plus près !) et de nous trouver un job pour cet hiver.

 

Et à quoi ressemble cette installation kiwi provisoire ?

D.1 : On habite dans un verger, dans une caravane. Ca me rappelle les 3 mois sous la tente à Fréjus, en plus confortable.

D.2 : T’as une notion du confort, toi alors… On ramasse des pommes de 7H30 à 17H, du lundi au samedi, dans la joie et la bonne humeur…

D.1 : Il est sarcastique celui-là…

D.2 : Avec le trou dans la couche d’ozone je vais bientôt avoir le bronzage de ma petite sœur, une première.

D.1 : Tu vois qu’il y a des avantages !

D.2 : Oui bah je me passerais volontiers de mélanome quand même.

D.1 : Mélanome toi-même !

D.2 : Non, mélomane, autant pour toi.

D.1 : Si tu fais allusion à cette foutue guitare qu’on se traîne depuis Oruro, eh bin mélotoilàoùj’pe…

 

Bien ! Bien, ahem… que de rebondissements… et d’autres infos ?

D.2 : Petit point sur la mise à jour du site Planète.D

D.1 : Toujours aux bons soins de Tof qui réalise un super job – ne pas rater une occasion de lui lancer des fleurs pour qu’il continue on sait jamais 😉

D.2 : Une nouvelle vidéo à l’occasion du nouvel An, « GStation2007 *» ; et puis une remise en forme du répertoire « Do You Speak Planète.D ?  *» à l’occasion du sous titrage en anglais de plus de 20 vidéos.

D.1 : On a donné une petite présentation Planète.D au Rotary Club de la ville de Feilding pour récolter des dons pour Amy Deane et Save the Wild Chinchillas, et du coup on a traduit tout ça.

D.2 : Autre chose… notre page d’accueil est disponible en anglais et espagnol désormais pour aller avec ce répertoire « Do You Speak Planète.D ?  *» Toute contribution pour nous aider à traduire petit à petit l’ensemble du site en anglais et espagnol (coucou Alex, coucou Félicie…) serait très-très appréciée… à commencer par la vérification/correction de cette fameuse page d’accueil.

 

Le mot de la fin pour aujourd’hui ?

D.2 : Mangez des pommes…

 

D.Chiffres

Salaire des 2 D au verger :  on vous dira quand on aura notre première paye

Nbre de km parcourus : environ 800 km en Nouvelle Zélande ce qui nous a fait passer la barre des 5000 km il y a peu ! Wahou !

Jours de voyage : 295 jours…

Nuits d’hospitalité kiwi : pffff on compte plus ! plus que de nuits de bivouac.

Prix d’une grande maison familiale avec 50 acres de terre en plaine campagne néo zélandaise : 500 000 $NZ = 300 000 €…

 

Messages à caractère informatif

 

 

 

Morceaux choisis

 

« Vous avez combien de moutons ?

– 2 000 environ.

– Et tu connais la répartition de tous les moutons dans leurs champs ?

– Oui bien sûr, et je connais chacun par son prénom… »

– David Sweet, 65 ans et un humour décapant avec D.1, naïve, curieuse et intéressée

« Que font Glenn et Joe ?

– Ils nettoient le derrière des moutons pour préparer la tonte.

– Comment font-ils pour laver les moutons ?

– Chaque mouton prend un bain avec ses jouets favoris, et on le savonne gentiment…

– …

– Certains ont une préférence pour les canards en plastique. »

– David Sweet, 5 ans dans la tête, en conversation avec D.1 toujours aussi naïve

 

« There is not a hole that I have digged without being able to climb out of it.

– There is always a first time… »

– Après une blague particulièrement osée sur le père de Sue en public, David et Sue font semblant de s’affronter

 

«Vous êtes venus comment ?

– A vélo.

– Pourquoi pas en bus ?

– Euh… pasqu’on fait du vélo.

– Ah bon ?

– On aime ça.

– Ca vous a pris combien de temps ?

– 5 heures.

– 5 heures ! Quand je pense à toutes les choses utiles que je ferais pendant tout ce temps…»

– Une grecque mariée à un Néo Zélandais

 

« Comment va-t-on faire sans vous ? »

– Sue Sweet

 

« Vous partez quand déjà ?

– Jeudi.

– Ouf ! Plus que 2 jours à tenir…  »

– David Sweet

 

« Nous les Kiwis, ce qu’on aime bien, c’est couper tous les arbres, tout brûler et faire pousser de la pelouse pour nos moutons. »

– Bryan, jeune fermier enthousiaste

 

« Quel dommage que nous n’ayons pas l’argent pour vous embaucher vraiment ! Vous auriez votre permis de travail/séjour en Nouvelle Zélande et nous on vous aurait encore pour nous aider ; cuisiner et animer les soirées… »

– Sue Sweet

 

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, demandez aux esclaves français. Ils sont là pour 2 jours encore seulement, autant en profiter au maximum… »

– David Sweet à un client

 

« […] et sinon on a un couple de jeunes français à la maison depuis 3 semaines, c’est formidable ! ils nous aident beaucoup, ils font à manger, ils font le ménage… j’apprécie vraiment le coup de main. »

– Sue Sweet au téléphone avec une amie

 

« […] ah ! et voici Daniel et Dauphin. Ce sont nos serviteurs français. Leur spécialité c’est de remettre les objets à une place différente de celle où ils les ont trouvés. Ils sont là depuis… oh ! je ne sais plus, ça semble une éternité maintenant…  »

– David Sweet devant des nouveaux clients

 

(mais après nos 2 jours d’absence pour organiser une présentation de Planète.D au profit de « Save The Wild Chinchillas »…)

 

« C’est bon de vous savoir de retour à la maison ! »

– David (véritablement) Sweet (pour une fois ;-)…)

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