[JUS VERTS ET PÉDAGOGIE PARTICIPA(C)TIVE] Impliquer et non pas contraindre

Je répète régulièrement que dans mon éducation et ma façon d’éveiller mes filles, il n’y a pas d’obligation mais des règles et pas de contraintes mais un engagement fort. Il va sans dire que c’est dans le domaine de l’alimentation que c’est à la fois le plus probant et le plus délicat. Je voudrais prendre ici un exemple concret d’éveil et d’intégration, tout à la fois d’une pratique alimentaire dans la routine des enfants et des enfants dans cette pratique.

Le jus vert !

Voilà quelques années, quand j’ai introduit les jus verts dans mon alimentation et celle de ma famille, je pense clairement avoir été perçu par mon ex-compagne mais aussi par mes enfants, comme un enquiquineur de première. Je reconnais volontiers qu’au début, tous mes breuvages n’ont pas été fameux – le syndrome de l’enthousiaste candide qui fait n’importe quoi et trouve ça bon parce qu’il est convaincu alors qu’en réalité… c’est abominable (un exemple, le jus d’ail des ours, de poireaux et de fanes de radis, même avec beaucoup d’oranges, ça ne passe pas ; non n’insistez pas, c’est mauvais…).

Je n’ai pas fait front. Mais j’ai persisté à me faire mes jus (qui sont devenus rapidement excellents, une fois déterminé le bon équilibre). L’appareil étant ludique et un peu saugrenue, il a attiré l’attention de mes filles. Qui ont petit à petit développé l’habitude de m’aider à préparer mon jus, puis même de le préparer pour moi.

« On te le fait mais on en boit pas ! », me prévenaient-elles. Soit. Je trouvais déjà ça intéressant qu’elles pratiquent la confection. Et nous devisions gaiement, essentiellement des bienfaits des jus et de pourquoi j’en buvais. Au passage, elles croquaient abondamment dans les ingrédients bruts vers lesquels elles étaient attirées, ce qui est toujours ça de pris.

 

Car la pédagogie, c’est beaucoup je crois affaire de bien verbaliser – exhaustivement et simplement. Le « Fais ce que je dis pas ce que je fais », hélas expérimenté parfois dans notre enfance, n’a aucun sens à mes yeux. L’enfant n’est pas dupe des contradictions de l’adulte (et lui renvoie volontiers à la face si on le laisse s’exprimer). Moi le premier, si je reçois une injonction non justifiée, non argumentée, et quand bien même je la perçois comme pertinente, je n’ai aucune envie de la suivre et en général, soyons francs, je fais le contraire. Oui je sais, je suis un emmerdeur. Et quelque part j’encourage mes filles à l’être également. Au moins elles seront armées pour la vie et ne se laisseront pas faire.

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Mais avec mon extracteur, là, finalement ma tempérance a été couronnée de succès. Car à force d’en faire pour moi, des jus, les petites ont lentement mais sûrement pris l’habitude d’en goûter. Je reconnais bien volontiers qu’elles sont très ouvertes et acceptent, voir proposent d’elles-mêmes de goûter à tout. Dans le cas des jus, le cap est désormais passé : nous les faisons tous les trois, nous les buvons tous les trois. Elles sont en train d’intégrer cette bonne habitude à leur routine, en autres, parce que je les ai intégrées à l’habitude, sans forcer la main.

Sur ce – à votre santé !

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