[MODE DE VIE & MÉTIER] Végétalisme Arctique

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Ce texte est un article écrit pour, et publié dans, le magasine Le Chou Brave en 2015.

Où se rencontrent l’alimentation vivante et la santé naturelle d’une part, l’aventure sportive et les terres de confins d’une autre. Damien Artero, auteur-réalisateur et adepte de la crusine santé, tente d’incarner le télescopage de ces deux notions qu’on pourrait croire incompatibles. Il revient sur les tournages de deux films en milieu arctique, pour lesquels il a mis à l’épreuve ses habitudes alimentaires, et fait le portrait de personnages qui, sans manifester de sensibilité avancée au cru végétal, l’ont ébloui par leur charisme et leur force de vie. Réflexions et dégivrage.

Il y a l’œil du cyclone et l’œil du viseur. Ces deux là se rencontrent au moment où je déclenche l’obturateur. Lorsque je filme, un calme olympien m’envahit par le prisme de ma caméra, et qu’importe si les éléments s’emportent alentour. Les témoins éventuels pensent parfois que je suis « ailleurs ». Sans doute parce que je semble exclure l’environnement de mon attention. Au contraire. Je ne suis jamais aussi présent, ici, là, maintenant, que quand j’aborde le monde à travers mon objectif. Tous mes sens sont affûtés et mon esprit entier tend sa concentration, comme d’autres bandent un arc, vers l’instant. Je le sens, je le vis, et je le capture. Je suis l’instant.

Février 2014, lac d’Inaari, Finlande. Je suis juché sur une île glabre et isolée, derrière un tronc d’arbre qu’ont torturé et poli des centaines d’hivers arctiques, de leurs houles énervées et leurs cristaux râpeux. Dans le viseur, un kilomètre au large sur un bras du lac, une femme solitaire ahane sur la glace écrêtée, la taille ceinte d’un harnais au moyen duquel elle tracte sa vie dans une pulka. C’est sans doute le tout début de l’après-midi, mais le ciel est un épais duvet d’eider teinté de pourpre crépusculaire. Tout à l’heure, il va virer au bleu un peu métallique, avant que ce bref intermède entre chiens et loups ne le cède à la nuit polaire : si les nuages sont cléments, ils dissiperont leur chape d’ouate pour que dansent les aurores boréales. Je lèverai les yeux au ciel, alors, perplexe. Artiste asociale, la nuit polaire réserve ses plus belles représentations à des salles sans spectateurs.

 

 

Mai 2015, glacier Tryggve, Svalbard, Norvège. Un soleil monochrome étreint la neige et son ardeur remonte le long de mes jambes, baigne mon torse, pulse sur ma peau. Je cadre l’oeil plissé, et pour un peu, j’en oublierais de respirer. Dans le viseur, de l’autre côté du glacier, on peine à distinguer la glace du ciel tant les reflets bleutés de l’une se mêlent aux atours pastels de l’autre. Un fil ténu matérialise pourtant l’horizon, et j’attends patiemment l’apparition des funambules : ils sont 8, qui ne marchent pas sur une corde mais sont reliés ensemble par elle, comme un cordon ombilical, car le dernier est assis. Pour toujours. Voilà ma procession arctique qui pénètre l’image. La traverse lentement, si lentement. Je laisse la caméra à ses bourdonnements et contemple. Des fourmis attelées comme pour un cirque miniature. Besogneuses, elles persévèrent, quand rien n’indique leur progression. Le désert arctique est un vide dur qui nous ramène à notre petitesse.

 

 

Pourquoi donc ces deux scènes ? Pourquoi se superposent-elles dans le panthéon de mes souvenirs de tournage ? Elles présentent, en vérité, bien des ressemblances, dont je suis, moi, le modeste dénominateur commun. Pour développer, cher lecteur, il me faudra cependant passer en revue ce qui distingue de façon tranchée les deux expéditions. Car c’est dans le contraste que se savoure la lumière, s’exclame le photographe.

« 71° Solitude Nord » était le projet individuel d’une femme, farouche et force de la nature. Nathalie revendiquait, plus qu’une envie, un besoin d’autonomie, un appétit d’indépendance. Elle aspirait aux longues heures de marche douce ; aux ombres interminables qui marquent la très brève journée de l’hiver polaire, quand le soleil à son pâle zénith chatouille encore la cime des arbres au firmament ; elle attendait le tête-à-tête avec elle-même et devait en jouir, pendant plusieurs mois, comme le summum du bien-être. Elle en revint transformée, accomplie, fière et plus solide encore, ses sens aiguisés et sa maîtrise, de soi comme du milieu, avérée. Démonstration était faite : avec rigueur et détermination, on pouvait bel et bien traverser la Laponie en plein hiver, avaler 1200 km de glace en tractant 70 kilos, fendre la tempête et ne compter que sur soi.

Dans le cas de « Mutation Au Sommet », l’entreprise reposait intégralement sur le travail et l’esprit d’équipe. Un collectif comme clé de voûte, sinon rien. Sinon, l’achoppement. Vincent Delepeleire fut laissé paraplégique après un accident du travail. « Diminué », nous suggère la bienséance, toujours friande de faibles vocables censées arrondir les angles. Vincent les affrontait pourtant, les angles. Et les hauteurs. Parapentiste chevronné, il décollait et naviguait désormais en fauteuil. Son vélo avançait à la force des bras. Il ne restait que le ski à reconquérir, assis dans un bob spécial gouverné à l’épaule. Il fut décidé d’aller tâter de la spatule aux confins de l’arctique norvégien – et pourquoi pas ? Sa « mutation », comme il désigne le procédé de ré-apprentissage de ses disciplines fétiches avec un corps cassé, devait se poursuivre au sommet du Svalbard. Outre la compagnie des ours blancs, Vincent s’était assuré celle de ses plus précieux amis. Il devait apporter un éclatant contredit aux thèses de la diminution. Évidemment, sans sa bande, il n’aurait jamais atteint le Newtontoppen pour en redescendre les pentes poudreuses, mais sans lui et sa volonté intacte – que dis-je, plus tranchante que jamais – la petite troupe n’aurait pas créé l’opportunité et vécu l’exploit : un fauteuil par 79° de latitude nord et 1717 mètres d’altitude.

 

 

A la convergence de ces deux édifices humains, l’arctique. Et moi !
Dans les deux cas, on est venu me trouver pour des raisons précises. Nathalie voulait apprendre comment je prépare mes rations d’expéditions, Vincent et sa tribu avaient dégoté en moi un caméraman apte à braver les grands froids. Pour finir, la première m’a embarqué comme satellite vidéaste polaire afin de ramener un souvenir audiovisuel de son épopée, et les seconds ont découvert, non sans surprise, mon alimentation – certains la testent même depuis.

Car enfin, ce n’est pas exactement anodin, n’est-ce pas ? de manger végétal cru par -15°.

Je pratique l’alimentation vivante depuis 2010 et ma rencontre avec Irène Grosjean, à qui j’ai consacré un web-documentaire diffusé librement via mon site. A l’époque, nous préparions un périple à travers l’Islande, à tandem, avec notre premier bébé alors âgé de 9 mois – une petite fille prénommée Lirio. Irène et sa fille Nelly nous avaient transmis les bases de la germination et nous avions ensuite parcouru 3000 kilomètres en faisant pousser des lentilles vertes et du tournesol sur notre vélo, pour notre plus grand bien-être et le désarroi amusé des populations autochtones. Pour nous, il n’y eut pas de machine arrière. J’avais découvert un mode de vie sain, durable, délicieux et qui en outre, appliqué à mes pérégrinations répétées, se révélait économe, efficace et pratique. Jusqu’à l’arctique ?

Car enfin, comment se décompose donc mon alimentation ? Si tu me permets, lecteur, cette digression égocentrique, je m’en vais te le conter, car comme dit l’adage, « dis-moi ce que tu manges et je te dirai qui tu es ».

Je n’aime guère les étiquettes, et me définir par l’exclusion de ce que je rejette ou réfute me semble fort triste. Aussi, je ne développerai pas que j’exclue tous produits carnés ou laitiers de ma cuisine et fuis les farines et les céréales. Plus simplement, je puis te parler des aliments qui mettent mon coeur et mon esprit en joie : les fruits, loin en tête ; les légumes et la verdure ; les algues et les graines germées, beaucoup. Je mange en très grande majorité cru, et le végétal me comble. Voilà.

Mais s’il est aisé, ma foi, de se « convertir » à la crusine d’Irène chez soi, en adaptant à peine ses équipements culinaires et ses réflexes – on remplace four et gazinière par déshydrateur et extracteur, on reprogramme ses réflexes – le défi prend de l’ampleur quand on doit se remplir la panse sous la tente, par des altitudes alpines ou des latitudes polaires. J’ai donc réfléchi. Et anticipé.

Des mois avant mon départ pour la Laponie afin de filmer Nathalie Courtet, j’ai mis en place des partenariats. Avec des fabricants d’aliments végétaliens déshydratés, des distributeurs bio, des producteurs d’algues, un artisan huilier suisse… et j’ai consacré le plus clair de mon temps libre (sic !) à élaborer mes propres rations alimentaires, déshydratées, végétales, et crues, en très grande partie : poudre de gingembre et d’acérola ; champignons, aubergines et oignons ; poudre de châtaigne, d’amandes et de noisettes ; protéines de soja ; algues de toutes formes et de tous gabarits… se sont ainsi rejoints dans des sachets conditionnés laborieusement et avec amour, estampillés « laponne ration » – ah ah. Si l’intensité physique de mon implication dans l’aventure ne fut pas extrême (et reste loin d’égaler celle de la protagoniste), je n’en ai pas moins validé le bien-fondé de mes préceptes alimentaires. Avec un avantage multiple : l’alimentation vivante ne demande pas de cuisson, et son assimilation ne consomme pas, ou très peu, l’eau de l’organisme. Donc on économise sur les deux tableaux, tout en se nourrissant, ce qui n’est pas anecdotique dans un milieu où l’essentiel de l’eau disponible l’est sous forme de glace ou de neige, qu’il faut donc faire fondre avant de pouvoir la consommer. Un ami expert en expédition polaire m’avait recommandé 1 kilo de nourriture sèche par jour ; dans les faits, j’ai consommé autour de 700 grammes, je crois. Et comme j’avais prévu généreusement, lorsqu’un an plus tard le Svalbard, et avec lui le fauteuil de Vincent, est venu s’immiscer dans mon agenda, j’avais encore de quoi me sustenter.

Ces deux territoires arctiques se rejoignent dans les conditions climatiques mais diffèrent sur des notions d’échelle comme de civilisation. Comprises entre le cercle polaire et le pôle lui-même, elles arborent un thermomètre abyssal et de vastes étendues inhabitées assaillies le plus souvent par des vents tapageurs. Le Svalbard est un petit archipel norvégien, voisin du Groenland, perdu dans l’océan arctique, que l’on connaît mieux sous son appellation abusive de « Spitzberg ». La Laponie est un vaste territoire culturel qui recouvre les zones boréales de la Finlande, de la Norvège – Cap Nord compris – et de la Suède. Dans l’un, l’occupation humaine date du début du 20ème siècle et 2000 habitants le disputent à autant d’ours blancs qui sont, finalement, chez eux. Dans l’autre, 6 fois plus étendu, le peuple Same élève des rennes depuis 10 000 ans et la population est 1000 fois plus importante.

Dans les deux cas de figure, j’ai donc débarqué, électron libre armé d’une caméra, et alourdi de rations alimentaires végétales, crues et déshydratées, faites maison. Yeux arrondis, sourcils levés, lippe frémissante de retenir la foule de questions que cela déclenche, mes partenaires d’aventure n’ont guère tardé avant de m’interroger sur mon mode de vie burlesque.

 

 

Nathalie est une figure d’apparence austère, à l’âme de poète, relativement introvertie. Fortement intéressée dès le début par mes pratiques, elle en a adopté une petite partie pour son périple. Vincent, joyeux drille, à l’accueil et au caractère social exubérant, a volontiers goûté à mes préparations – ce qui ne fut pas couronné de succès, c’est le moins qu’on puisse dire avec honnêteté.

En Laponie, un accord tacite avec l’héroïne du projet « 71° Solitude Nord » voulait que je témoigne de son entreprise sans l’influer ; j’ai donc suivie Nathalie de loin en loin en loin, comme un satellite discret, pour capturer sans pervertir les moments cruciaux de sa vie de nomade solitaire. Nous dormions sous tente, parfois, en cabane, souvent, quand je ne trouvais pas repli de mon côté, à l’écart de son parcours, dans mon vieux fourgon camping-car qui avait vaillamment acheminé tout notre matériel depuis la France et que je faisais progresser en parallèle de l’avancée de mon personnage. Les repas étaient d’importants moments de convivialité dans un monde blanc et atone, âpre et mouvementé. Nathalie, attelée tout le jour durant à son nécessaire fardeau, y dévorait d’astronomiques quantités de féculents pendant que je grignotais mes graines germées déshydratées ou suçotait mon bouillon d’algues – je caricature, un peu. Ce fut, partiellement pour moi, et intégralement pour elle, une itinérance sans relâche, un mouvement perpétuel vers l’avant, pendant de longues et profondes semaines. Le dépassement de soi ? Nathalie est bien trop raisonnable pour franchir cette limite que l’on valorise volontiers dans les discours. Car qui dit dépassement dit limite franchie et donc rupture. En revanche, je ne connais guère d’individu plus solide, plus tenace, plus rigoureux que cette femme, qui mena sa barque sans coup férir pendant plus de deux mois, se pliant sans sourciller aux caprices conjoints de la météo et du réalisateur.

Par opposition, puisque, tu l’auras compris, lecteur, c’est là comment s’articule notre prose, la vie de camp de base avec Vincent fut festive et immobile. Posé sur la face du glacier, comme un grain de beauté orne le visage d’une imperfection qui rehausse son esthétique, nos tentes ne bougèrent pas des 5 jours que dura l’entreprise. Amis d’enfance et forts complices, tous les membres de l’équipe entretenait une ambiance détendue et rigolarde, sans pour autant se départir du sérieux de rigueur en territoire des ours. Car enfin, si l’ours polaire arpente essentiellement les fjords et le littoral, où il déniche quantités de phoques pour subvenir à ses besoins, il lui arrive exceptionnellement de se perdre dans les hauteurs et d’errer sur les glaciers. Auquel cas, la rencontre avec les hommes est une aubaine pour l’animal affamé : une pitance providentielle qui n’ira pas bien loin, inadaptée qu’elle est aux conditions arctiques, engoncée dans ses vêtements « grands froids » épais, alors que lui, mammifère rompu aux extrêmes, atteint même sur glace la vitesse de 30 kilomètres à l’heure – surtout la faim au ventre… Mais point d’écueil à déclarer, les ours se tinrent à distance. Avec une bonhommie qui force le respect, Vincent s’adapta sans rechigner aux inconforts du grand nord, ce milieu qui handicape pourtant les valides. Prouesse magnifique, ses acolytes adaptèrent le camp de base à l’usage du fauteuil et le tractèrent sans faillir jusqu’au sommet, dont il redescendit au moyen de son appareillage futuriste. Quant à moi, je me fondis avec une joie inégalée dans cette camaraderie de tous les instants, déballant sous des yeux tantôt effarés, tantôt curieux, mes sachets de soupes crues végétales.

Par gourmandise comme par vœu de sociabilité, je partageai aussi des repas plus conventionnels lors des deux aventures. Un couple finnois, au nord du lac interminable d’Inaari sur lequel nous venions de glisser 5 ou 6 jours durant, habillés de brumes, nous invita ainsi à leur table pour un ragoût de rennes. Je retrouvai le temps d’une soirée les effluves des bourguignons que mon papa mitonnait. Je mordis volontiers, mis en appétit par ce retour à une précaire civilisation, dans les patates et le fromage. Je ne suis certes pas un radical du cru végétal et ma bougeotte comme mon métier m’interdisent finalement de pêcher par trop de rigorisme. Belle excuse, tu en conviendras, ami lecteur, pour croquer de temps en temps dans une gourmandise – une « bonne cochonnerie », comme les appellent mes filles. Ainsi, après le succès de l’ascension du Newtontoppen par Vincent et ses ouailles, l’un des membres de l’expédition nous invita au restaurant – ce qui, n’importe où dans les pays nordiques occidentaux, est synonyme de viande en sauce, de produits laitiers et de féculents, d’origine industrielle à priori – et je confesse devant le dieu des crudivores y avoir savouré une immense pizza. Immense. « On est pas des radicaux », répètent à loisir les fondateurs de Crudessence, au Québec, « on est des engagés ! ». Un motto repris par Irène Grosjean elle-même, qui ne consomme pourtant que du végétal cru depuis des dizaines d’années.

Mais je te sens dans l’expectative. Quelle vais-je tirer, t’interroges-tu, de cet imbroglio glaciaire, de ce ragoût, non pas de rennes, mais de souvenirs. Eh bien, une morale multiple.

Je ne crois pas louable d’ériger l’alimentation vivante en dogme. On lui prête volontiers toutes les vertus – santé, clarté d’esprit, énergie ou compassion accrues – et je suis le premier à m’en faire l’apôtre, parfois trop aux yeux de mes proches. Mais des personnages comme Vincent ou Nathalie, des personnages lumineux, forces de proposition, source d’inspiration, nous rappellent que tous les chemins mènent à la joie dès lors que l’on aime la Vie.

En revanche, j’aime incarner, modestement, la rencontre de milieux sportifs et aventuriers avec un mode de vie sain et durable. Je veux montrer, par l’exemple, que l’alimentation vivante n’est pas une école de la privation, ni un ascétisme artificiel de bon aloi, et qu’elle permet tout autant – sans doute plus – de s’affranchir de certaines limites physiques ou mentales et plus simplement d’être performant dans l’exercice du corps. Je n’en suis qu’à mes débuts, mais j’ai pu éprouver dans ma chair les bienfaits et les performances de cette pratique. Me nourrir simplement et sainement en milieu polaire, sans jamais souffrir de la faim, comme courir des trails longues distances à travers les montagne en mangeant quelques dattes, ou encore effectuer de longs et éprouvants voyages à vélo, à ski ou à pieds, alimenté aux graines germées – moins de poids à transporter, et plus d’énergie à dépenser. C’est là un autre crédo que de proposer le retour à la santé par le végétal cru : c’est franchir le pas suivant et se demander jusqu’on l’on peut aller, dans l’effort, dans l’épreuve physique et mentale, dans l’exploration de la vie et du corps, en se nourrissant ainsi ? et se proposer d’y répondre par la pratique. Hier, j’ai soigné mes allergies grâce au crudivorisme. Aujourd’hui, mes expériences itinérantes et sportives s’en trouvent portées à un niveau supérieur. Demain, jusqu’où irai-je ? Le prochain débat qui m’appelle, c’est la durabilité : je veux croire qu’on peut nourrir le monde, et régler bon nombre de nos dysfonctionnements majeurs, comme les désigne le sage Pierre Rabhi, avec une alimentation vivante. Un jour, je reviendrai vous en parler.

 

 

Laponie
Au sens large, la Laponie (en same Sápmi, en finnois : Lappi, en suédois Sameland ou Lappland) désigne le pays des Samis. Elle est alors une région boréale européenne, située au nord de la Fennoscandie (dans le nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et au nord de la presqu’île de Kola en Russie). La Laponie est située en grande partie au-delà du cercle polaire arctique. Le Cap Nord est le point le plus septentrional de l’Europe. La température en Laponie peut varier de -40 °C en hiver (à l’intérieur des terres) à +27 °C l’été. La végétation locale est essentiellement une végétation de taïga et de toundra. La Laponie présente plusieurs mammifères prédateurs, tels que l’ours brun et le glouton. Mais l’animal le plus emblématique de cette région est certainement le renne. On en trouve selon les estimations plus de 40 000.
– source Wikipédia

Svalbard
Le Svalbard, prononcé [ˈsʋɑlbɑɖ], est un archipel de la Norvège situé à la limite de l’océan Arctique et de l’océan Atlantique, entre le Groenland à l’ouest, l’archipel François-Joseph à l’est et l’Europe continentale au sud. Il constitue la terre la plus septentrionale de la Norvège et l’un de ses territoires. À l’exception de neuf habitants sur l’île aux Ours située plus au sud, ses 2 321 habitants se trouvent sur Spitzberg, la seule autre île habitée et la plus grande de l’archipel. Des pans entiers du Svalbard sont recouverts par des glaciers, en particulier l’Austfonna sur Nordaustlandet. Environ 60 % du Svalbard sont recouverts de glaciers qui restent relativement peu épais, 3 à 400 m maximum, en raison de la relative sécheresse du climat. L’archipel est montagneux, avec deux points culminants situés à 22 kilomètres l’un de l’autre : le Perriertoppen et le Newtontoppen, respectivement de 1712 et 1713 mètres d’altitude selon les mesures les plus récentes. Les côtes de cet archipel sont très découpées car il a été entièrement recouvert de glaciers pendant les glaciations. Les plus grands fjord du Svalbard mesurent une centaine de kilomètres de long, comme le Storfjord au sud, et le Wijdefjord au nord. Le Svalbard est situé au-delà du cercle polaire arctique. À Longyearbyen, le soleil de minuit dure du 20 avril au 23 août et la nuit polaire du 26 octobre au 15 février.
– source Wikipédia

 

 

Nathalie
Nathalie Courtet est née, a grandi et vieillit dans le massif du Jura. Elle ne se considère pas comme une sportive mais a toujours pratiqué une activité et ce, dès le plus jeune âge. Cyclisme et ski de fond sont probablement ses préférées mais elle a touché à l’ultra-trail, à l’escalade, la natation, et a gravi nombre de sommets alpins à skis ou chaussée de crampons. Bref, un peu touche à tout et dans l’unique but de se faire plaisir car la discipline lui est pénible.
Après 16 années passées dans l’industrie et une vie qui suivait une voie bien tracée et très conventionnelle, Nathalie s’est reconvertie en « Accompagnatrice en montagne », métier qu’elle exerce toujours et qui, dit-elle, en plus d’être agréable et infini, lui offre la possibilité de partir bourlinguer un peu quand elle veut. Ces voyages toujours mêlent activité physique et curiosité, découverte, un côté un peu aventureux et parfois même de la poésie. « Dans tout ce que je fais, l’essentiel est que je me sente réellement vivante. »
– source www.nathaliecourtet.fr

Vincent
Ancien avironniste de niveau national, parapentiste chevronné, Vincent Delepeleire est victime un jour d’un accident de bûcheronnage. Vertèbres brisées, il se réveille dans un fauteuil et « un corps différent », nous dit-il. « Le tout, c’est n’était pas de l’accepter – avais-je le choix ? – mais de développer de nouvelles capacités pour reprendre une vie pleine de joie. » Avec un appétit de découvertes et de sensations infaillible, il reprend le vol libre, le vélo, puis le ski, chapeauté en cela par son ami d’enfance Julien Walch, instructeur handi-ski et moniteur. Après une traversée des Alpes et parapente/fauteuil et différents périples à vélo adapté, Vincent décide de s’attaquer à l’arctique pour y poursuivre son ré-apprentissage de la glisse avec toute une bande de ses amis proches. Entre deux péripéties, il habite Chambéry, dans les Alpes ; il aime faire pousser des tomates, partager des moments de convivialité avec ses amis, la montagne et le calme de l’altitude, rire de lui et de la vie tout en la mordant à pleines dents.
– sources multiples

 

 

Irène
Irène Grosjean est docteur en naturopathie, multi-diplômée, depuis 1958. La perte d’êtres chers, « soignés convenablement », a initié chez elle une vocation de guérisseuse et de thérapeuthe par l’alimentation vivante. Fidèle à la consigne d’Hypocrate, elle rappelle volontiers que seul l’aliment doit nous servir de remède. Elle reçoit chaque année des milliers de personnes, en stage de crusine ou en consultation, chez elle près d’Avignon, leur prodiguant à toutes et tous une santé simple, accessible, naturelle, et leur transmettant dans la bonne humeur et l’énergie qui la caractérisent son savoir-faire « crulinaire », sans restrictions, rationnements ou contraintes. Elle-même mange peu, n’est jamais malade, et continue à plus de 80 ans à dévorer la vie, voyageant de par le monde pour partager sa science. Son amitié avec Damien dure depuis 2010 : il lui a consacré un film documentaire et les deux compères diffusent ensemble des séries de vidéos de recettes végétales crues.

 

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Composition des rations de Damien

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Recettes ragoût de rennes

http://www.norvege-fr.com/norvege_recettes_cuisine_norvegiennes.php?id=66

En bref : ingrédients pour 4/5 personnes…

– 1kg de viande de renne pré coupée ;
– 1 ou 2 oignons ;
– environ 15 à 20 tranches de brunost (fromage brun) ;
– 500g de « grädde » (crème fraîche liquide) ;
– 3/4 cuillères à soupe de Maïzena ;
– 1 cube or ;
– des pommes de terre ou du riz, des carottes (pour ceux qui aiment !) ;
– huile de soja/margarine.

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Compléments

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témoignage (trail de 66 km et 5000 m de dénivelé avec l’alimentation vivante)
http://www.planeted.eu/courir-apres-ses-graines/

brève synthèse des retours sur les repas végé-crus dans l’arctique
http://www.planeted.eu/alimentation-vivante-au-svalbard-pffffffff/

article sur l’expédition au Svalbard
http://www.planeted.eu/dnews-de-lhomme-qui-a-vu-lours/

article sur le tournage en Laponie
http://www.planeted.eu/m-u-l-et-video/

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