Par quoi commencer pour manger cru et végétal ?

Vous êtes (très) nombreux à me contacter avec peu ou prou les mêmes interrogations : je sens que manger cru et végétal va me faire du bien, mon bon sens me guide vers ce mode de vie, mais je ne sais pas par quoi commencer ni vers quelle source d’informations me tourner.

Je suis bien en peine de répondre : je ne suis pas naturopathe ni chef « crusto » et je me garde de prescrire ou préconiser. Mais en même temps, je suis passé par là et je ne veux pas vous laisser sans réponse ! Alors je vais partager avec vous ma méthodologie. Ca vaut ce que ça vaut et ça n’engage que moi, c’est un simple témoignage à prendre tel quel.

Déjà, pour comprendre les fondements de l’alimentation vivante, cher lecteur, tu peux trouver les livres de recettes de Kate Wood ou Crudessence qui expliquent bien les concepts de base. Et plus proche de nous, le Chou Brave dont je parle régulièrement : il y’a une foule d’infos chez eux pour commencer, débroussailler, comprendre et ensuite progresser.

Ensuite, la pratique : je fonde (au premier sens du terme) mon alimentation sur les fruits. Thierry Casasnovas vous explique (ou en bas de cette page également) pourquoi et je rejoins son analyse.

Donc pour un repas donné, mettons le premier du jour (vers 11 heures), je commence par manger jusqu’à satiété / disparition de l’envie des fruits. Tels quels, ou en salade comme je le montre régulièrement sur mon site, en glaces ou encore en smoothies. Bref, je prends tous les fruits qui me plaisent, me font envie, et je mange tout ce que je veux. Tout. Je peux avaler 3 melons, 1 mangue, et 2 bananes d’affilé, mélanger ça avec des avocats, des raisins secs, un filet d’huile d’olive bref le maître mot est « sans limite ».

Quand je n’ai plus envie de fruits, quand mon corps me dit, c’est bon, tu as ton compte, je fais une pause. Et je m’écoute. J’écoute mes envies. Mes besoins sont à priori comblés, mais je ne veux pas ni manquer ou créer des carences ni me priver, donc j’écoute mes ENVIES.

P1000356

Si une heure plus tard, comme cela arrive souvent, j’ai envie de salé, je m’offre la suite : des légumes, crus ou parfois (rarement) décrudis (c’est à dire saisis très brièvement dans une poêle) ; des faux-mages, des pâtés végétaux ou des tartares, des salades de verdure et graines germées – un peu tout ce que j’ai appris auprès d’Irène. Je croque à l’occasion des chips de maïs avec ma verdure ou peux très bien me faire un oeuf au plat (en séparant le jaune du blanc pour ne cuire que le second), je ne suis pas un ascète ni un extrémiste. Mais globalement cette seconde étape est consacrée aux légumes et aux herbes ou graines germées.

P1000317

Si avec ça j’ai toujours un creux à combler, je peux me finir aux fruits secs : dattes, figues, noix… j’ai l’embarras du choix.

 

Les machines et autres ustensiles

L’alimentation vivante peut se découvrir sans chichi, juste en faisant germer des graines, en créant des salades et en croquant tels quels fruits et légumes.

Après, si comme moi vous aimez de temps en temps faire dans la sophistication, et que de surcroît vous aimez l’efficacité, vous pouvez réfléchir à vous équiper.

A titre personnel, dans un premier temps et pour un petit budget, si c’était à refaire je ferais l’acquisition :

  • de grands saladiers
  • de bons couteaux et planches à découper
  • de grands tupperware et bocaux (pour stocker, faire germer, conserver au sec)
  • d’une mandoline (j’en ai une formidable de chez Buyer qui coûte je crois 90 €)
  • d’un bon blender comme le Magimix (environ 250 €)

Dans un second temps, je m’intéresserais à :

  • un mixeur multi-fonctions comme le Magimix 5200 (environ 400 €)
  • un extracteur de jus comme le Omega (environ 400 €, en plus normalement avec le code « planeted » vous devriez avoir -10%)

Et enfin, je lorgnerais sur un déshydrateur. Je dis « enfin » car ce sont là des procédés qui demandent de l’anticipation (pour faire une pizza crue, il faut y penser la veille), mais la machine n’est pas exubérante en prix : j’ai un déshydrateur Völki à 90 € qui marche fort bien. Donc en vérité, si vous optez pour ce « modèle du pauvre », mettez ça dans la liste prioritaire car on fait des merveilles avec (rien que des fruits/légumes séchés, ou des cuirs de fruits, ou des confits d’oignons…)

Voilà dans les grandes lignes mon approche d’une alimentation crue et végétalienne. Je n’affirme pas que c’est là une panacée, mais ça me convient, me fournit de l’énergie et ma santé est jusque là impeccable.

A vous de trouver votre voie.

Tout de bon.

Facebooktwitterlinkedinyoutubevimeoinstagram

3 thoughts on “Par quoi commencer pour manger cru et végétal ?

  1. Je me permets de préciser qu’il ne faut pas chercher à copier/coller ce qui marche pour un autre… Nous sommes tous unique et chacun doit trouver *sa* manière de manger!

  2. Merci Damien de ce témoignage qui n’est que ton expérience perso, individuelle. Nous prenons ce qui nous inspire, nous adaptons selon nos envies, nos ressentis tes habitudes, tes recettes…Pour ma part, ne pouvant me priver de fromages, les « faux-mages » comme vous les appeler avec Irène 😉 j’ai trouvé un bouquin de l’actrice Marie Laforêt (si, si) sur les fromages vegan (Ed La Plage) à base noix de cajou, amandes, soja, sésame…on peut ainsi se faire de la « ricotta », de la « mozzarella », de la « Feta » puis (je n’ai pas encore testé) des fromages fermentés à partir de réjuvélac (jus fermenté à partir de céréales ou quinoa germés)…Merci encore des conseils notamment « Le Chou Brave » A +

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.