F.A.Q. – Foire Aux Questions



  • 1.Aventure & voyages
  • Quelle remorque utilisez-vous pour vos enfants ?
    Damien Artero25-03-2015

    Quand nous avons mis sur pieds le projet "No Man Iceland" en 2010, Damien a contacté le fabricant norvégien Nordic Cab pour établir un partenariat. En effet, sur le marché, il n'avait repéré que cette entreprise et son concurrent Charriot comme satisfaisant aux critères Planète.D 😉

    Nordic Cab s'est positionné en tant que sponsor est nous a offert une première remorque. Elle s'est avérée spacieuse et confortable, bien pensée et multi-usages. Ce n'était pas la perfection non plus et nous l'avons cassée 3 fois en Islande. Mais l'attitude de Nordic Cab a été exemplaire : forts de nos retours techniques ils ont modifié leur façon de fabriquer la remorque pour l'améliorer.

    Depuis, nous sommes toujours partenaires, et Nordic Cab nous a fourni plusieurs remorques pour différents projets. C'est une petite entreprise familiale norvégienne avec qui Damien s'entend très bien et nous les recommandons chaudement.

    Charriot a fait ses preuves également, cela va sans dire, mais nous ne les connaissons pas personnellement.

     

  • Combien de kilomètres par jour faites-vous à vélo ?
    Damien Artero25-03-2015

    C'est très variable...

    Pendant les premiers voyages, à tandem, en amoureux ou en famille, nous avons effectué une moyenne (large) d'environ 70 kilomètres par jour. Mais nous ne pédalons pas tous les jours, certaines étapes sont très longues, d'autres très courtes, et nous passons beaucoup de temps à profiter et/ou faire des images. C'est notre rythme propre, tout le monde n'y trouvera pas son compte. A chacun son voyage !

  • Pour le prochain voyage à tandem enfant-adulte, Lirio ne va-t-elle pas se sentir "bloquée" dans sa toute nouvelle autonomie à pédales ?
    Damien Artero26-03-2015

    Très bonne question !

    D'autant qu'aujourd'hui elle réclame son vélo à tout va. Comme pour beaucoup de choses qui relèvent de la parentalité, nous n'avons pas de réponse définitive. Nous allons en parler au fur et à mesure avec Lirio, quitte à s'adapter si le voyage dure très longtemps et qu'elle ressent le besoin de s'affranchir de nous (se faire envoyer deux vélos solo pour remplacer le tandem reste faisable).

    Mais Delfe, l'amoureuse de Damien, ne s'est pas sentie "bloquée" quand elle a pris la seconde place sur le tandem Buzzz pour plusieurs années de vadrouilles, donc tous les espoirs sont permis !

  • Le camping sauvage est-il toujours simple ?
    Damien Artero26-03-2015

    Nous pensons que le camping sauvage est très simple, oui.

    Dans des zones habitées, près des fermes par exemple, voir des villages ou des villes, nous allons directement nous annoncer auprès de la population locale pour ne pas paraître avoir des choses à cacher et pour établir un climat de confiance.

    En pleine nature, on a l'embarras du choix.

    Tout est affaire d'attitude envers les autochtones, humains comme animaux, et de flair pour trouver les bons bivouacs - sol confortable, rivière à proximité, ensoleillement, abris du vent...

    Après plusieurs années de vadrouille, nous pensons qu'il est plus simple, agréable et riche de bivouaquer que de chercher/trouver une auberge ! Ca n'épargne pas les tempêtes, les nuits blanches et/ou humides de temps en temps, mais ce sont des moments privilégiés, au calme, dans la nature, le plus souvent.

  • En avion, avez-vous des préconisations pour le transport du vélo en soute ?
    Damien Artero26-03-2015

    Voyager à vélo est un mélange de grisante liberté, de sport au quotidien, et parfois, ponctuellement, d'emmerdes royales quand il faut mettre l'engin dans un transport en commun...

    Le train indien, le bus népalais, le taxi-brousse... passent encore.

    Mais l'avion, c'est pénible.

    Avec Buzzz, notre premier tandem, nous avions mis au point un protocole :

    1. faire le tour des garages et supermarchés du coin pour glaner des grands cartons
    2. acheter 2 rouleaux de film plastique pour micro-ondes (10 fois moins cher que celui vendu dans l'aéroport)
    3. se présenter à l'aéroport laaaargement en avance (1 à 2 jours) pour faire toutes les manipulations, sympathiser avec le personnel, repérer les changements d'équipes
    4. démonter les choses qui dépassent (pédales, dérailleurs, embouts de guidon, etc si possible)
    5. encartonner puis emballer au film plastique le vélo jusqu'à obtenir une belle et grande chrysalide
    6. se présenter à l'enregistrement avec son plus beau sourire (pour les garçons, choisir une employée qui a l'âge d'être votre maman...) et faire du charme pour obtenir l'enregistrement du colis
    7. en cas de refus, répéter l'opération après chaque changement des équipes au sol jusqu'à obtenir gain de cause (d'où l'importance du point 3)

    Jusqu'ici on a toujours réussi à emporter le tandem dans l'avion sans problème. Damien est même parvenu à faire enregistrer une fois son vélo pourtant chargé à bloc et passablement en excès de poids pour un départ en Islande : à force d'instance, il s'est retrouvé au téléphone avec un chef de service en train de faire atterrir un avion à l'extérieur qui a fini, de guerre lasse, par donner son accord.

  • Combien de fois avez-vous crevé ?
    Damien Artero28-03-2015

    Suite à une grève du personnel, nous ne sommes plus en mesure de répondre à cette question.

    (on en sait pas ; on ne s'y intéresse guère ; pas tant que ça d'ailleurs)

  • Combien de kilomètres avez-vous parcourus ?
    Damien Artero28-03-2015

    Suite à une grève du personnel, nous ne sommes plus en mesure de répondre à cette question.

    (on en sait pas ; on ne s'y intéresse guère ; pas tant que ça d'ailleurs)

  • Combien pèse Buzzz, votre tandem ?
    Damien Artero28-03-2015

    Tout nu, une 20aine de kilos.

    Chargé comme une mule pour voyager, entre 90 kilos et 115 kilos.

    Globalement, notre chargement n'augmente pas avec les années, voir au contraire, malgré l'adjonction de deux enfants à l'équipage. Mais le matériel image reste lourd et difficilement compressible, donc nous ne sommes pas des voyageurs légers. On est d'accord.

  • Que me conseillez-vous comme pantalon de pluie / remorque / tente, etc. ?
    Damien Artero30-03-2015

    A vrai dire, nous n'avons pas de conseils en la matière. On nous demande tout le temps des recommandations matérielles précises. Nous pouvons certes vous dire ce qu'on utilise, mais tous les voyages sont... différents. Aussi différents que les voyageurs. Rien ne remplace votre expérience, vos propres essais, vos goûts et vos envies/contraintes. Et la lecture des tests de Carnet d'aventures...

    Je sais, je vous déçois. Vous aviez envie d'être mis sur les bons rails, d'être rassurés, je comprends, je suis passé par là. Mais faites-vous donc confiance !

    Je ne peux pas - je n'ai pas envie d'entretenir un catalogue du matériel Planète.D. Les partenaires qui sont au générique de nos films sont une première indication : si nous utilisons leurs produits, et à fortiori plusieurs fois, c'est que ça nous a convenu (mais cela vous conviendra-t-il pour autant ? rien n'est sûr...).

    Dans le cas particulier de la pluie, nous utilisons depuis 2010 les Fulaps (poncho spécial cycliste) du génial Francis de Spad de ville et en sommes très contents. Cyclable nous a fourni en complément des sur-chausses et pantalons de pluie Vaude, et attifés de tout ce plastique nous sommes bien au sec. Les vestes Goretex même dernier cri, dans notre expérience, n'ont jamais été des plus efficaces pour des périples à vélo (pendant lesquels il pleut aussi depuis les roues de votre monture...). Delfe a ponctuellement utilisé des sacs de poubelle - oui tu as bien lu - lorsque nous roulions dans les Balkans et que sa veste Goretex d'alors (Salewa, North Face ou autre bourgeoisie hors de prix et pas si efficace) tombait en ruine. Ca marche très bien.

    De toutes façons il faut bien se dire une chose : la pluie (la neige, la grêle, le sable) elle finit toujours par pénétrer.

    Lirio et Luce ont longtemps voyagé dans une remorque Nordic Cab qui a fait ses preuves de maintes fois. Elles l'adorent - un article de cette FAQ en parle de façon plus détaillée. Avant leur naissance c'était une Bob Yak qui se faisait tracter derrière Buzzz - increvable et pratique, on l'a toujours.

    Côté gants, Dams est fan de moufles pour les grands froids, Delfe affectionne les petits gantelets de soie, bref, chacun ses particularismes.

    Notre tente Rondane 3 de Helsport nous a tenu au chaud, au sec et protégé pendant plusieurs périples à la suite. Elle attend sagement le prochain départ. C'est une tente tunnel plutôt "expé" donc espace réduit (on ne peut pas se tenir debout, assis en tailleur à peine) mais résistance aux tempêtes éprouvée.

    Voilà des années que nous dormons sur des matelas Thermarest - d'abord le Z-Lite, un classique, puis depuis Autarcies des modèles gonflables comme le Néo-Air. Les petites s'en partageaient un au début, par la suite on va leur fournir chacune le sien. Nous avons un temps utilisé un sac de couchage enfant de chez Deuter pour Lirio, quand Luce était encore assez petite pour tenir dans une turbulette. Helsport nous a ensuite fourni un sac de couchage Alta Junior pour Lirio, et Luce a récupéré le Deuter. Bref - tout existe, il faut fouiller.

    Sans doute que vos choix seront différents, et ni meilleurs ni pires - à chacun son chemin.

     

    La réponse à toutes nos questions est en nous et il faut aller dehors pour la trouver.

    C'est la vie de voyageur. Bonne chasse !

  • Est-ce que n'avez pas peur ?
    Damien Artero31-03-2015

    Variantes des questions :

    "Vous n'avez pas peur de voyager avec des enfants ?"

    "Vous n'avez pas peur de vous perdre ?"

    "Vous n'avez pas peur d'être attaqué ?"

    Etc.

    Bien.

    Réponse : non.

    “La peur n'évite pas le danger, le courage non plus. Mais la peur rend faible, et le courage rend fort.”

    ―Misha Defonseca

    "La peur est une émotion ressentie généralement en présence ou dans la perspective d'un danger ou d'une menace. En d'autres termes, la peur est une conséquence de l'analyse du danger."

    - http://fr.wikipedia.org/wiki/Peur

    Partir en voyage, seul, en couple, en famille, n'est pas pour nous une perspective de danger. Jamais.

    C'est une perspective de bonheur, de bien-être, de liberté, de jouissance, de découverte, d'un mode de vie sain, de rencontres, de rires, de saine fatigue. De vie. De vie !

    Cela ne fait pas de nous des irresponsables ni des doux rêveurs. Nous réfléchissons tous nos choix, tous nos actes, nous prenons soin de nous, de nos enfants, de notre matériel, nous sommes éveillés et à l'écoute de tout ce qui se passe autour de nous, au sens géographique, géopolitique, humain, de la formule. Nous croyons fermement que c'est de notre attitude de voyageurs que dépend la majeure partie de ce qui nous arrivera. Jusqu'ici, il ne nous arrive que de belles choses. Plein de belles choses !

    Pour autant, il n'existe aucun garantie, bien entendu, et nous ne prétendons pas à appliquer un système exhaustif ni irréprochable. Nous avons juste confiance en nous et en la vie. Et nous avons confiance en vous !

    Certes, il y a des passages plus délicats que d'autres. Le monde n'est pas un endroit dangereux, et n'en déplaise aux médias, oiseaux de mauvaise augure, charognards qui se repaissent du malheur et des drames, ces derniers sont minoritaires. Il se passe une "foultitude" de superbes choses sur cette petite planète. Nous essayons de vous les ramener. Mais parfois, ça dérape. Ca peut toujours déraper.

    Par exemple, dans un train, à la fin de notre tour du monde, nous nous sommes fait voler notre précieux ordinateur portable. Il était posé au-dessus de nos têtes et un adroit chenapan s'en est saisi alors que nous devisions mon amoureuse et moi. Au moment où nous avons réalisé avec un frémissement que l'ordinateur avait pris le large, le train démarrait... et quittait la gare de Lyon, à Paris.

    Oui. On en tire les conclusions qu'on veut.

    On a également réussi à éviter :

    • les éruptions volcaniques
    • les guerres civiles
    • la lapidation
    • les attaques à mains armées
    • ...

    Avec une recette simple : ne pas y aller. Bah oui. Être attentif. Parler aux locaux, demander des infos au fur-et-à-mesure, rester connecté à cet univers qui nous entoure. Ne pas tenter le diable mais ne pas se laisser mettre en boîte non plus.

    En tant que voyageurs à vélo, nous sommes pour ainsi dire toujours accueillis chaleureusement, pour ne pas dire en héros. Avec nos gamins dans l'attelage et un vélo aussi improbable que Buzzz, on nous déroule facilement le tapis rouge. Quand Damien ou Delphine voyagent seuls, leurs meilleures armes contre les soucis éventuels - éventuels, les soucis, pas avérés, autant ne pas se rendre malade d'angoisse pour des scénarios hypothétiques, non ? - sont un franc sourire et un esprit vif et observateur.

    Avec ça et un peu de témérité, vous êtes parés pour le tour du monde.

    Car nos expériences nous ont fait développer cette conviction inébranlable, que nous voulons mettre en images dans un film - Fat & Happy - et c'est une telle évidence pour nous que l'écrire nous semble un peu grotesque.

    Partout, nous avons les mêmes besoins de base - amour, chaleur, nourriture, bien-être, accomplissement, rire. Les différences culturels, linguistiques, politiques, ne peuvent rien y changer. Rien.

    Alors partez-donc heureux, seul, en amoureux, en famille. Le monde vous attend.

     

     

  • N'est-ce pas difficile de revenir ?
    Damien Artero31-03-2015

    Cela nous intrigue toujours comme nos esprits humains se tournent plus facilement vers le négatif (coir question sur la peur) et ont besoin d'une sollicitation active pour contempler l'immensité du positif.

    Non, ce n'est pas difficile de rentrer d'un voyage.

    Il suffit de le vouloir.

    Un départ, un retour, n'importe quoi dans la vie que l'on subit, nous est rendu difficile. Faites vos choix, vos vrais choix, pas ceux des autres, pas ceux de la "société".

    Revenir, c'est aussi le bonheur de retrouver ceux qu'on aime ; de digérer son périple ; de le partager... et bien entendu de préparer le suivant !

  • Les couches lavables, n'est-ce pas trop compliqué en voyage ?
    Damien Artero24-04-2015

    Vaste sujet.

    Enfin... non. Sujet très simple.

    Chacun place le curseur où il le souhaite.

    Pour Delphine et Damien, ce qui est compliqué c'est de gérer un stock énorme de couches jetables, le budget que ça représente, l'approvisionnement - dans le désert du Kjolur en Islande il n'y a pas de magasins où acheter des couches...

     

    En revanche, un stock raisonnable de couches lavables - dont la plupart étaient faites-maison par Delfe - d'un coup ça paraît plus abordable. Bien sûr, il y a une autre logistique - il faut, en particulier, les laver. Cqfd.

    Ce qui semble important :

    • concevoir où trouver des couches qui sèchent vite et bien, quitte à les changer plus fréquemment
    • ne pas accumuler les couches sales, les laver aussitôt que possible et les faire sécher : nous avons bricolé un étendage sur la remorque pour qu'elles sèchent au vent en roulant.
    • lors du bivouac, des pauses, dès que le climat le permet : mettre l'enfant cul-nu ! moins de consommation de couche et une propreté naturelle plus rapide

     

    No Man Iceland /// across Iceland with a baby in tow, on the quest for the Evlish Queen - TRAILER from Damien Artero on Vimeo.

     

  • Quels sont les outils que nous devons absolument prévoir pour le voyage à vélo ?
    Damien Artero17-06-2015

    Chacun place le curseur où il le veut. Damien est plutôt dans la catégorie "minimaliste-prévenant" - comment ça, c'est contradictoire ?

    En clair :

    • kit crevaison double (colle, rustine, papier abrasif, démontes-pneus) et 1 ou 2 chambres à air
    • multi-outil avec les embouts nécessaires au démontage/montage du vélo : clé BTR des tailles appropriées, tournevis si besoin, lame coupante, pince
    • dérive chaîne (et chaîne de rechange ou bout de chaîne de rechange pour les parcours hardcore)
    • clé à cassette (pour resserrer/démonter les pignons, si vous en avez)
    • pompe
    • lubrifiant (petite burette) et éventuellement un petit sachet de graisse
    • clé à rayons

    Le paquetage varie salon votre matériel. Cette liste est valable par exemple pour notre tandem, mais le fatbike de Damien a besoin de moins d'outils (pas de dérailleur, pas de pignons).

  • Emmenez-vous des antivols pour vos vélos ?
    Damien Artero27-07-2015

    En règle générale non.

    On ne s'encombre pas d'antivol en voyage ; tout au plus un mini antivol type câble fin, mais nous rechignons à nous charger de plusieurs kilos de cadenas, quitte à devoir garder un œil sur le vélo en permanence, dans le train ou au moment de faire des courses par exemple. A deux on se relaye facilement lorsqu'il y a des emplettes à effectuer. La sécurité repose plus, nous croyons, sur une attitude judicieuse et un parcours intelligent, que sur une chaîne de métal qu'on croirait volontiers inviolable pour se donner plus de tranquillité d'esprit, alors qu'en vérité elle nous encourage à négliger notre vélo.

    Mais pour se rassurer, quand on sait qu'on va prendre le train par exemple, et qu'on ne pourra pas toujours surveiller le vélo, nous comprenons que certains emmènent des antivols, nous l'avons fait aussi.

  • A quel âge Lirio et Luce ont-elles commencé à voyager en remorque ?
    Damien Artero22-09-2015

    Très tôt.

    Lirio était promenée en remorque dès ses 8 mois, puis nous sommes partis en Islande alors qu'elle en avait 9. Quand elle avait 6 mois, Damien la mettait dans un sac à dos puis j'enfourchais mon vélo pour la déposer à la crèche.

    Luce a rejoint sa sœur dans la remorque pour le projet "Autarcies", elle n'avait pas tout à fait 6 mois.

    Damien n'est pas pédiatre, mais dès que ses filles ont eu la tonicité manifeste pour se tenir assise, elles ont pu découvrir les joies de la bicyclette.

  • Combien vous a coûté votre voyage autour du monde ?
    Damien Artero13-06-2016

    D'après les savants calculs de Delphine nous avons dépensé lors du tour du monde environ 200€ par personne et par mois, tout compris sur la route - alimentation, entretien vélo, hébergements (très) ponctuels, éventuels transports lors de sections impraticables à vélo...

    C'est une moyenne assez personnelle, nous ne nous sommes restreint sur pas grand-chose mais nous sommes peu consommateurs, dormons volontiers dehors et étions toujours autonomes (tente, nourriture, tout).

  • Pédaler en Inde n'est-il pas trop dangereux ?
    Damien Artero13-06-2016

    Oui et non. Si on exclue les pays où le trafic a la réputation d'être une vaste folie et une grosse foire d'empoigne, on ne voyage plus dans la moitié du monde. L'Inde du nord présente un trafic dément sur son réseau principal mais on peut aussi, dans certaines zones, s'en affranchir.

    Dans notre cas, le tandem était cassé et nous avons dû le laisser chez notre contact de Delhi, un couch surfeur adorable, qui l'a stocké pendant deux ou trois semaines, le temps pour les pièces de rechange d'arriver d'Europe et pour nous de vadrouiller en Inde du nord. Les réseaux d'hospitalité sans frontières - Couch surfing, Warm Showers... - sont de bons relais quand il faut laisser le vélo quelque part.

    Le sud de l'Inde est réputé beaucoup plus tranquille pour les voyageurs à vélo.

  • Dans la recherche de l'itinéraire avez vous quelques conseils ?
    Damien Artero13-06-2016

    Non !

    C'est très personnel et subjectif. Avec Delphine nous avons évité le zones plates et traversé les deux plus grandes chaînes de montagne du monde, les Andes et l'Himalaya ; nous aimions nous évader dans les campagnes et prendre des routes secondaires ; le kilométrage n'était pas très important, le bien-être et l'aventure plus.

    Ce sont là des choix personnels, chacun doit définir son cheminement.

    Avec nos enfants, nous évitions bien sûr les axes fréquentés mais nous n'avons pas rechigné à traverser, en Islande par exemple, des zones désertiques réputées délicates (et qui ne le sont pas tant si on est raisonnable).

    Le seul conseil serait de bien définir son itinéraire selon ses aspirations et de se laisser porter au fur et à mesure, par le relief, les informations des locaux, le contexte, pour improviser en cours de route et rester connecté à vos envies, plutôt que de chercher à planifier par avance et ainsi se restreindre/contraindre.

    Demandez aux locaux, saisissez l'inspiration des lieux, du moment, n'hésitez pas à chambouler vos prévisions !

  • Comment gérez-vous la toilette et l'hygiène en route ?
    Damien Artero13-06-2016

    Très simplement :

    • la base, c'est chercher un cours d'eau le soir venu
    • si les rivières sont inaccessibles, ou  impraticables, nous avons expérimenté l'usage d'un pulvérisateur pour le jardinage : un bidon de 2L muni d'un pulvérisateur à pression mécanique (on pompe pour mettre sous pression) qui vaporise ensuite l'eau sous forme de fines gouttelettes. On se douche à 4 avec 2 L, c'est le système le plus efficace/économique que j'ai trouvé.
    • Enfin je n'hésite pas à toquer chez les gens pour demander l'accès à un robinet ou une douche. Ca débouche très souvent sur de belles rencontres !
  • Quel(s) type(s) de tente privilégiez-vous ?
    Damien Artero13-06-2016

    Nous avons utilisé des années durant une tente tunnel Helsport, une Rondane 3 : confortable, résistante et légère. Avec le temps, la position accroupie et les contorsions pour entrer-sortir peuvent peser, et Damien expérimente désormais le tipee, mais il reste attaché à des modèles de tente qui peuvent résister aux assauts des plus grosses intempéries plutôt que les tentations du montage facile d'une tente igloo/dôme de base.

     

    Le magazine Carnets d'Aventure réalise des tests très approfondis du matériel outdoor et nul doute qu'ils ont dans leurs tiroirs un comparatif tente abouti.

  • Bébés en altitude, comment prévenir les risques sans renoncer à l'altiplano bolivien ?
    Damien Artero17-06-2016

    C'est un avis personnel, car nous n'avons pas non plus voyagé longtemps très en altitude. Donc je décline toute responsabilité si vous abîmez votre enfant... Je pense qu'au rythme d'un vélo l'acclimatation d'un bébé/enfant se fait progressivement et en douceur, si on veille à la bonne hydratation et qu'on est capable de déceler des symptômes d'éventuels troubles liés à l'altitude. Mais faut se référer à des experts quand même... l'altiplano bolivien, vraiment ?

  • Nuits glaciales, comment résister en famille (-10, qui sait -20 en perspective sous la tente) sans acheter 2000 euros de matos ?
    Damien Artero17-06-2016

    Pour moi ça se décomposerait ainsi :

    1. une tente apte à tenir une tempête et donc couper le vent très efficacement
    2. des doudounes performantes pour tout le monde et des pantalons chauds et coupe-vent pour éventuellement dormir tout habillé
    3. des sacs de couchage du même accabit
    4. une alimentation adaptée : calorique, assimilable, énergétique (graines germées, fruits secs et oléagineux, soupes)

    Mais bon tenir des nuits de bivouac arctiques avec un budget Emmaüs, ça ne me semble pas tout à fait réaliste non plus !

  • 2.Réalisation de films
  • Quel matériel vidéo / photo utilisez-vous ?
    Damien Artero25-03-2015

    Pendant nos premiers voyages, je filmais avec une Sony HVR-A1E (format HD mini-dv) ; Delphine et moi photographions alors avec un petit Nikon D40.

    Après No Man Iceland, j'ai voulu changer et je suis passé dans l'univers du Reflex numérique : depuis 2012 et le film "Un pas de côté" je travaille avec un Canon 5D.

    J'avais initialement opté pour un objectif trans-standard Tamron 55-300 f3,5-5,6, très polyvalent et pratique, mais je me suis lassé du manque de piqué et de lumière. Depuis 2014-15, à l'occasion du film "Pneus Hiver Obligatoires" j'ai changé pour un duo d'optiques Canon L f2,8 : le 16-35mm et le 70-200mm.

     

  • Quel matériel vidéo conseillez-vous à un débutant ?
    Damien Artero25-03-2015

    Pour commencer, je dirais sans doute une petite caméra HD, moyen ou haut de gamme grand public, Sony et Canon, ou JVC, semblent en faire des très bonnes.

    Notez que je ne conseille pas le Reflex numérique aux débutants ; sa prise en main est obscure, l'ergonomie n'est pas prévue pour la vidéo, et chaque plan demande beaucoup de préparation.

    J'ai publié ici un article sur différents aspects de la vidéo en voyage.

  • Combien cela coûte-t-il de faire monter un film ?
    Damien Artero25-03-2015

    Il y a un barème officiel pour ces travaux, normalement c'est 250 € / jour (barème JRI) et pour un film complet sur un périple je table sur environ 20 jours de travail (un minimum mais déjà de quoi sortir un montage complet et possible à diffuser).

    Nos films prennent à Damien 1 mois plein de montage (et il connait par coeur les rushs donc il est plus efficace que sur le montage pour un tiers).

  • Quel logiciel de montage utilise Damien ?
    Damien Artero25-03-2015

    J'ai longtemps travaillé avec Final Cut Pro 7 et Première Pro. Je suis resté sur Première Pro mais j'utilise aussi ponctuellement Final Cut Pro X.

     

  • Quel logiciel de montage recommandez-vous pour un débutant ?
    Damien Artero25-03-2015

    Sur PC commencez avec Sony Vegas par exemple, et montez dans les versions jusqu'à du pro ; sur Mac commencez avec iMovie pour ensuite, quand vous maîtriserez, passer à Première ou Final Cut X.

  • Est-ce que Damien a des astuces de tournage à partager ?
    Damien Artero26-03-2015

    Oui, bien sûr, et d'ailleurs une vidéo façon making-of tournée lors du projet "71° Solitude Nord" en présente la plupart.

  • Damien a-t-il un vrai métier ?
    Damien Artero28-03-2015

    Variantes :

    "Est-ce vraiment possible de gagner sa vie avec des films d'aventure ?"

    "Mais vous faites autre chose sinon à côté ?"

    "Combien ça rapporte de faire des films ?"

    Beaucoup de bonheur, de moments inouïs partagés, avant, pendant, après la réalisation, des sensations, des réflexions, de la sagesse aussi, oui, si tant est qu'on se donne la peine de la prendre / l'apprendre.

    Mais pas beaucoup d'argent, soyons clairs.

    La première source de revenus de Damien, c'est les films. Cette manne se décline selon :

    • projections-débats rémunérées
    • ventes de dvds
    • films de commande
    • droits d'auteur / salaire pour diffusion télé ou internet

    Contrairement à l'idée reçue, les passages en télé ne rapportent guère à un petit indépendant - il s'agit de ventes "sèches " de film P.A.D. (Prêts À Diffuser) et les barèmes sont faibles. Exemple : notre périple en Islande nous a coûté 3500 € (le voyage seul : ceci ne comprend pas les mois de travail fournis par Damien pour réaliser le film, les livres, l'expo photo, qui représentent un budget de quelques dizaines de milliers d'euros au barème officiel J.R.I. - Journaliste Reporter Indépendant) et la vente du film à France Ô a rapporté 5000 €. C'est mieux que rien, mais pas de beaucoup.

    Ensuite, il y a les travaux annexes :

    • ventes de livres
    • ventes de photos
    • services (réalisation de photos de commande, par exemple)

    En mettant tout bout à bout, Damien gagne un gros SMIC, échelonné de façon très irrégulière sur l'année et sans grande visibilité - 6 mois environ, maximum.

    Donc pour répondre de façon synthétique :

    Oui, Damien a un vrai métier, celui d'auteur-réalisateur, il gagne sa vie uniquement avec ses films et les travaux qui tournent autour.

    Oui, il est possible de gagner sa vie en faisant des films d'aventure et/ou des reportages indépendant, à condition d'avoir un niveau de vie et des besoins matériels bas et de faire les choix appropriés.

    Pour compléter, lire cet article publié par Damien sur le sujet.

  • Damien, es-tu satisfait de tes ventes de films à la télé ?
    Damien Artero08-04-2015

    Vaste sujet...\r\n\r\nSi on prend l'exemple de "<a title="No Man Iceland" href="http://www.planeted.eu/films-videos/films-planete-d/no-man-iceland-islande-reine-elfes/" target="_blank">No Man Iceland</a>", vendu à France Ô, la vente obéit à une grille de tarifs stricte, et dans notre cas, 52 min = 5000 €. Pas d'avance, droits d'auteur minimaliste sur les diffusions, et la vente sert à rembourser les frais de voyage (environ 3500 €) plus qu'à payer le travail (2 mois de montage).\r\n\r\nMais c'est toujours bon à prendre - 5000 € ! avec mon train de vie je tiens un moment là-dessus :-)\r\n\r\nDans le cas de notre première collaboration avec Gédéon, les requins ultimes de la télé-aventure, la réponse est clairement un fort et retentissant <strong>NON</strong>. Mais je me suis <a title="Arithmétique audiovisuelle – le paradis des maisons de production" href="http://www.planeted.eu/arithmetique-audiovisuelle-le-paradis-des-maisons-de-production/" target="_blank">épanché</a> là-dessus déjà.\r\n\r\nEnsuite, des distributeurs placent nos films en télés et ailleurs, à l'étranger surtout.\r\n\r\nGlobalement, les prix de vente des films sont assez dérisoires à  notre niveau. Mais en faisant feu de tous bois on finit par gagner à peu près sa vie.\r\n\r\nDonc oui, je suis content de vendre mes films à la télé, c'est un bonus financier agréable, mais dans le cadre d'une vente sèche (lire, film fini, prêt-à-diffuser) le bénéfice reste modeste.

  • Pourquoi la plupart des DVD Planète.D sont-ils livrés dans une simple pochette plastique transparente ?
    Damien Artero11-06-2015

    Je fais le choix d'une pochette très simple, souple, par opposition à un boîtier rigide, pour tirer le prix de vente et les frais de livraison vers le bas ainsi que faciliter le transport quand je suis en déplacement. Un boîtier plastique double presque le prix de revient du DVD ; je suis un petit artisan qui grave des séries de DVD très modestes et je ne produis pas à une échelle qui permette de faire des économies sur le volume. Je comprends l'attachement de certains à l'objet mais je suis moi-même peu matérialiste et je privilégie l'accès au contenu plutôt qu'un packaging conventionnel. D'ailleurs je pousse le plus possible à la "consommation" de nos films sur internet, en mode dématérialisé.

  • Qui fait le montage des films Planète.D ? (le tournage, le mixage, etc)
    Damien Artero18-09-2015

    Sans préjuger de la qualité obtenue, il te faut bien comprendre cher visiteur que quand tu vois une vidéo Planète.D il n'y qu'une et même personne derrière.

    Damien fait intégralement tout le boulot de tous nos films, de la première phrase  écrite sur le projet jusqu'au dernier cut/mixage ou autre, les affiches, les bandes-annonces, les communiqués, les visuels ou le contenu des dvds... tout, Damien fait absolument tout.

    Sans doute que sur certains projets cela peut avoir nuit à la qualité finale, sans doute que sur d'autres c'est un atout. La philosophie derrière tout ça reste l'autonomie, l'indépendance, et la capacité ainsi entretenue à réaliser des projets complets, des films complets, avec des budgets dérisoires.

    L'homme-orchestre de la réalisation de films, le one-man-production-and-film-making-company, c'est le concept Planète.D !

  • 3.Alimentation vivante et santé
  • Damien, manges-tu toujours végétal cru aujourd'hui ?
    Damien Artero25-03-2015

    Question détaillée : "2 ans après cette vidéo, suivez vous toujours ce régime drastique (uniquement fruits, légumes crus et graines germées) et si oui avec les mêmes effets bénéfiques (pas de carences, une meilleure résistance aux maladies et aux allergies, suffisamment d’énergie dans la journée même avec une pratique sportive régulière) ?"

    Oui ! Pendant longtemps, j'ai pratiqué l'alimentation vivante avec une géométrie variable. Il faut dire que j'ai une vie sociale et professionnelle pleine de rebondissements et que je suis très souvent sur la route, accueilli à droite et à gauche, à l'étranger comme en France. Je ne voudrais certes pas que mes choix alimentaires me coupent de personnes que j'aime ou de gens qui m'offrent spontanément l'hospitalité, de toutes ces rencontres qui font le sel (ou la sauce soja...) se la vie. Mais j'ai appris à jongler avec ces contraintes sociales et mes engagements alimentaires. Je ne mange que du végétal, c'est acquis ; désormais, si je fais très ponctuellement/exceptionnellement des entorses à mon alimentation vivante, ce sera pour partager un moment de convivialité avec d'autres, mais je n'irai pas au-delà d'un certain point : accepter la cuisson des aliments et éventuellement des céréales, par exemple.

    L'alimentation vivante, je ne la perçois ni comme un régime, ni comme un choix drastique. Pour moi un régime relève d'une planification stricte, dans les quantités, les choix, le temps. L'alimentation vivante n'est pas un régime, mais le choix, engagé certes, de ne donner à mon corps QUE ce qui le rend heureux, et d'écarter les poisons modernes. Je n'y trouve rien de drastique puisque tout est consommé en abondance, sans limite ni horaire ou contrainte d'aucune sorte, tant qu'on choisit des aliments pures, naturels et de  haute qualité : fruits, légumes, graines germées, algues... de haute qualité (au minimum bio il va de soi).

    Pour finir, mes bilans de santé sont bons, je me sens en forme, je suis très (très...) actif et je règle progressivement des soucis mineurs - allergies, typiquement, car à part des phases de détox normale dans la cadre d'une transition alimentaire je ne suis pas vraiment malade. Il semble bien que je n'ai pas de carences et je continue la pratique généreuse du sport et des voyages. Ce n'est pas parfait ni irréprochable, nous restons tous humains, mais je me sens très bien dans ce mode de vie. Plus disponible, plus serein ; je mange moins mais mieux qu'avant (j'aime l'idée que la qualité prime sur la quantité), selon un mode alimentaire qui de surcroît représente un impact environmental minime, durable et pertinent.

  • Delphine et les filles mangent-elles comme toi Damien ?
    Damien Artero25-03-2015

    Eh bien, sachant que c'est plutôt moi qui fais à manger, dans l'ensemble oui, mais ce n'est ni une religion ni un sacerdoce d'une part ; et d'autre part Delphine est moins engagée que moi dans la démarche. Nos filles sont élevées selon mes préceptes alimentaires avec une petite part de géométrie variable pour ne pas nuire à leur vie sociale ni les braquer contre l'alimentation vivante. Elles sont en pleine forme toutes les deux.

  • Comment Damien s'est-il fourni pour préparer ses rations en prévision du tournage en Laponie ?
    Damien Artero25-03-2015

    J'ai utilisé des produits déshydratés de Ecomil et Naturgreen (cuits malheureusement mais garantis végétaliens) ; j'ai déshydraté des primeurs de la Vie Claire ; utilisé des huiles de Markus Waldberg ; des algues de Marinoë, C-Weed, et d'autres - tous sont listés sur mon site page "partenaires".

    Voici un aperçu de mes rations "laponnes" :

    Rations alimentaires Laponie

     

  • Quels ustensiles de crusine utilise Damien ?
    Damien Artero25-03-2015

    Les machines sont incontournables dans l'alimentation vivante - plus de four ni de plaque de gaz mais un bel éventail de technologies malheureusement (ou pas).

    Damien utilise quotidiennement :

    • un blender
    • un extracteur de jus
    • un mixeur

    Il utilise aussi régulièrement un déshydrateur.

    Pour l'extracteur de jus, on recommande les modèles à vis, avec rotation lente ; cela semble le meilleur procédé pour conserver toutes les propriétés nutritives. Les centrifugeuses sont souvent bruyantes, de plus elles chauffent et le procédé n'est pas idéal.

    Les blender en verre ont la préférence de Damien, avec un moteur robuste - même raisonnement pour le mixeur.

    C'est un investissement, qui paye rapidement, mais il est déconseillé d'acheter des produits bas-de-gamme car quand on passe au cru végétal on les utilise beaucoup (beaucoup...) et les premiers prix rendent l'âme rapidement.

    En sus de tout ça, plein de petites choses sont pratique : machine à spaghetti végétales ; moulin à graines...

    Enfin, pour ce qui est des marques précises, qui ne sont pas nos sponsors (à regret car on les use bien nos machines !) et donc on ne devrait pas leur faire de publicité mais on sait que vous cherchez l'information et on veut vous aider :

    • Blender : Vitamix (Irène) et Magimix (Damien)
    • Mixeur : Magimix et Thermomix
    • Déshydrateur : Excalibur (Irène) et Stöckli (Damien)
    • Extracteur : Omega (Irène et Damien, en l’occurrence un sponsor, merci EUJuicers)

    Voilà !

  • Vous ne mangez pas de viande... est-ce que ça veut dire que vous êtes tristes ?
    Damien Artero27-03-2015

    Variante : vous n'êtes pas de bons vivants alors ?

    Ai-je réellement besoin de répondre à cette question ? Oui, bien sûr, si elle est posée, il faut la traiter. Mais je pense qu'il suffit de nous rencontrer 10 min, de voir un bout de nos films, pour bien saisir que nous sommes pleins de joie, d'humour, drôles et bons vivants. Nous sommes mêmes "vivants pour de bon" depuis que nous avons changé d'alimentation : nous le sommes encore plus !

    Damien ne se définit pas comme crudivore, ni végétalien, et il ne se définit surtout pas selon ce qu'il rejette. Il préfère aborder le sujet d'un point de vue positif : sur la Planète.D on mange tout ce qui met notre corps, notre coeur et notre esprit en joie.

    Bien sûr, cela passe par exclure tous les produits animaux et/ou industriels dont on nous abreuve depuis quelques décennies, mais cela n'est pas affaire de tristesse ou de sacerdoce - juste de bon sens.

    Enfin, il suffit de venir à notre table, ou à la table d'Irène, ou à la table de l'un de nos camarades végétaliens crudivores - Carine Phung, Christophe Fender, j'en passe et des succulents - pour prendre pleinement conscience de la variété et de l'abondance de l'alimentation vivante.

    Bons vivants, nous ? A FOND !

  • Je pars faire 500 km à vélo, comment faire pour manger végétal cru / vivant ?
    Damien Artero29-03-2015

    Cela dépend du territoire traversé, bien sûr, et des possibilités d'approvisionnement.

    Si on trouve de tout sur son parcours - des marchés locaux, des magasins bio, de l'eau - alors on peut manger :

    • des fruits frais de saison
    • des graines germées - il suffit de s'installer dans une sacoche, bien calé pour ne pas se renverser, un tupperware dont on perce le couvercle de petits trous ; ou bien de replacer une des gourdes sur le vélo par une bouteille dont on perce de petits trous la partie supérieure conique. On y dépose les graines qu'on fait tremper dans un volume d'eau double toute une nuit, puis on rince et on les transporte la journée en prévoyant des haltes (2 à 3) pour les rincer à l'eau fraîche. Elle vont germer en route !
    • de la verdure, des algues, des feuilles et herbes aromatiques

    Dans mon expérience, on tient là une alimentation complète et énergétique. Les graines les plus faciles/rapides à faire germer sont je crois les lentilles vertes, le tournesol, le soja, le fenugrec, l'alfafa, par exemple.

    Pour traverser un territoire sauvage ou extrême, si le climat est très aride ou très froid, des préparatifs s'imposent :

    • la germination sera impossible ; il faut faire germer à l'avance des stocks de graines chez soi puis les déshydrater
    • idem pour les fruits frais, qu'on peut également acheter sous forme séchée si on ne veut pas prendre la peine de déshydrater soi-même (figues, dattes, raisins, baies de Goji, abricots...)
    • se faire un stock d'oléagineux (amandes, noix du brésil, noix de Grenoble...)
    • idéalement se faire un stock de verdure déshydratée (épinards, salade, broccoli, céleri...) et acheter des algues en paillettes, le tout pouvant se saupoudrer facilement sur/dans une soupe, une préparation culinaire quelconque

    Voilà un aperçu grossier, qui correspond à ma pratique, n'est pas nécessairement une panacée, mais dans mon expérience couvre les besoins alimentaires du voyage.

    Bien sûr, le plus simple est de transporter des aliments bruts et de les croquer tels quels ; ce n'est pas très "gourmet" cependant c'est efficace et optimisé pour l'appareil digestif - pas de digestion compliquée, pas de préparations.

    Ceci étant, rien n'empêche avec ces mêmes bases de se faire de succulents repas crus :

    • à tandem avec nos filles, nous remplissons les bidons de 750 ml avec de l'huile d'olive et de la sauce soja ; nous avons des épices variés avec nous (curry, curcuma, herbes) ainsi que des olives, des avocats souvent quand on en trouve
    • si on emporte de l'huile ou du beurre de coco, et qu'on a des aliments déshydratés, on peut se reconstituer des soupes onctueuses

    Pour finir voilà un exemple de ce que j'ai consommé en Laponie pour le tournage de "71° Solitude Nord" ; c'était un premier test, plutôt concluant !

    Rations alimentaires Laponie

  • Comment te procures-tu les ingrédients de ton alimentation de tous les jours Damien ?
    Damien Artero15-05-2015

    C'est assez simple :

    • je commande à Relais Vert, le distributeur qui achalande les magasins bio, grâce à mon statut professionnel et au fait que j'utilise ces denrées pour les projections-débats-dégustations sur l'alimentation vivante ;
    • je complète au marché local auprès de producteurs bio que je connais
    • je complète également auprès des magasins bio locaux - en l'occurence La Vie Claire et Satoriz

    Je pense qu'il est vain d'acheter en supermarché : les graines non-bio, dans mon expérience, ne germent pas bien. Elles sont déjà un peu mortes, les pauvres... Je leur préfère les sacs de 3 kg fournis par Relais Vert et on les trouve en vrac en magasin bio.

    Idem pour les algues et l'ensemble des produits un peu spécifiques - ferments, probiotiques, miso... Itou des olives : demandez à votre revendeur bio, il sera sans doute d'accord pour vous vendre directement les gros pots d'olives de 4,5 kg dans lesquels il puise pour remplir les barquettes de 100 grs vendues au client.

    A l'automne, je préviens mon maraîcher bio préféré, et je lui achète d'un coup 15 kg de tomates pour les faire sécher. Idem pour des pommes afin de faire du jus, des oranges... Il y a toujours moyen de s'achalander intelligemment je crois. Faites preuve d'inventivité et de communication !

  • Damien, manges-tu 100% cru ? 100% végétalien ?
    Damien Artero06-06-2015

    Non.

    Oui.

    Ok, développons un peu... 🙂

    Je suis une personne engagée, jusqu'au-boutiste, et passionnée mais je n'ai jamais été radical ni extrémiste et je ne le cautionne pas. A mon avis, il est illusoire de croire pouvoir appliquer des préceptes, encore moins des principes de vie, à 100% ; le retour de bâton est incontournable, et souvent violent. Je préfère cheminer avec un engagement fort mais sans contrainte d'absolu, et ainsi m'épargner des revers importants, voir des demi-tours.

    En clair, depuis que je pratique l'alimentation vivante, le cru compose la majorité de mon alimentation et je suis à proprement parler végétalien. Mais je compose avec ma vie sociale, effective, familiale et professionnelle, et je mange toujours une petite fraction de cuit. Je me rapproche plus des 100% pour le végétalisme car exception faite de très rares occasions où je ne sais pas ce que je mange - je croque dans la tarte d'un copain qui me dit après coup "mince je suis désolé j'avais mis du beurre !" - je me refuse à consommer tous produits d'origine animale. Mais là encore, je ne suis pas irréprochable.

    Ce qui me semble pertinent est d'avoir une alimentation végétalienne de haute qualité nutritionnelle (et donc en très grande majorité crue) qui exclue les aliments transformés, industriels, ces poisons remplis de colle et de vide et de toxines dont on veut nous faire croire qu'ils sont la norme. Mais le gout et le partage, la découverte et l'expérimentation, me semblent incontournables, dans une juste mesure des choses.

    Suivez votre chemin avec le cœur et sans trop de prise de tête ; soyez engagés et forts dans vos décisions, mais doux avec vous-mêmes. Le temps est votre allié et votre instinct aussi.

  • Comment utiliser l'huile de ricin ? quand ? à quelle fréquence ? à quel dosage ?
    Damien Artero14-06-2015

    Cette question là sera facilement et rapidement traitée : je botte en touche...

    Je ne veux pas prendre le risque de "prescrire" ou préconiser quoique ce soit, je ne suis pas naturopathe. Moi je l'achète en herboristerie et je fais des purges quand mon corps me dit qu'il a besoin d'être nettoyé en profondeur mais il  faut voir ça avec un naturopathe, faire un bilan de santé et y aller progressivement avec l'encadrement d'un professionnel ; si je me mets à conseiller les gens là dessus, vu les effets spectaculaires, je pense que ça devient douteux et risqué - moi je fais des films, pas de la naturopathie...

    Désolé !

     

     

    Damien

  • Bonjour, Irène mets ses noix de cajou au frigo, est ce impératif ?
    Damien Artero10-08-2015

    J'avoue n'être pas sûr de moi : j'ai toujours vu Irène le faire, je ne le fais jamais et je n'ai observé aucune différence. Les pratiques et les habitudes de chacun... sans doute.
    Les noix de cajou sont fortement chauffées lors de leur conditionnement, pour la majorité ; ce ne sont pas vraiment des aliments crus, cependant leurs propriétés restent très intéressantes, et on les utilise ainsi. Donc pour moi, guère d'intérêt à les garder au frigidaire. En revanche, les préserver de l'humidité, oui, pour leur garder leur croquant.

  • Par quoi commencer pour manger cru et végétal ? comment organiser mes repas ?
    Damien Artero30-08-2015

    J'en parle dans ce petit article.

  • Peut-on préparer des laits végétaux ou des purées de fruits la veille ?
    Damien Artero02-09-2015

    Eh bien c'est techniquement faisable mais je pense que ce n'est pas idéal.

    Les fruits et légumes crus se transforment très vite au contact de l'air et à la lumière ; le lendemain, vos breuvages auront probablement changé d'aspect, perdu nombre de nutriments, et même fait des "phases" (séparation du liquide et de la graisse, par exemple).

    Donc ça peut s'avérer pratique mais personnellement je ne le ferais pas.

     

    Damien

  • Quels livres nous conseilles-tu Damien ?
    Damien Artero02-09-2015

    Il existe pléthore d'ouvrages sur l'alimentation vivante et la santé naturelle.

    J'avoue que je passe plus de temps à expérimenter sur moi qu'à les lire. J'ai cependant beaucoup aimé les livres de Kate Wood et de Marion Eberschweiler pour leurs introductions concrètes, informatives et documentées, et leurs recettes colorées, ludiques et faciles. Dans un second temps, les livres de Crudessence sont une source d'inspiration formidable pour passer à un niveau supérieur. Il s'agit là de livres de recettes agrémentés d'explications et de données informatives. Pour des lectures journalistiques, scientifiques, il faudra se tourner ailleurs.

    Le Chou Brave, enfin, propose dans ses livres et ses revues un mélange très complet de recettes et d'informations, c'est pour moi une référence importante aujourd'hui.

     

    Damien

  • Peut-on manger les fruits de mer ou autres crustacés, voir les poissons ?
    Damien Artero02-09-2015

    Je répondrai en deux temps.

    D'abord, pour vous dire que s'il m'arrive, très exceptionnellement, de manger de la chair animale, les seules entorses que je puis faire à mon régime essentiellement cru et végétalien sont effectivement les fruits de mer et encore plus rarement le poisson. Mais encore une fois, je ne suis qu'un pratiquant éclairé, je ne suis pas un naturopathe, ni un docteur et certainement pas un modèle à suivre !

    Ensuite, je vous rappellerai ce qu'Irène me répète quand ce débat revient sur la table : "ça reste le cadavre d'une bête." Vous en tirez les conclusions que vous voulez.

    Je crois pour ma part que d'un point de vue de santé, je n'ai nullement besoin de manger des êtres vivants, et comme de surcroît j'ai établi la conviction, que dis-je la certitude, que tous les produits carnés sont incompatibles avec un mode de vie durable, éthique et écologique, je n'en mange plus.

    Voir à ce sujet, pour la dimension durable et éthique, le film "Cow-spiration".

     

    Damien

  • Quand est-il du vin et du chocolat noir ?
    Damien Artero02-09-2015

    Cruelle question.

    Est qu'en est-il de fromage de chèvre qui 'est pas vraiment du fromage ? Qu'en est-il des patates sautées de ma grand-mère, qui sont bonnes quand même faut le reconnaître ? 😉 Nous avons tous nos petits péchés mignons qui sont durs, très durs à abandonner. Il faut se laisser le temps. Oui, je mange encore des patates sautées, parfois, rarement, préparées comme le faisait ma grand-mère.

    Mais il faut aussi garder le cap et être réaliste, éclairé et confiant en l'avenir.

    Le vin est un alcool, je ne suis pas médecin ni nutritionniste, pas non plus naturopathe, mais il me semble que les bienfaits attribués au vin sont valables pour le raisin. Je mange donc du raisin. Le chocolat noir est un moindre mal, mais il est fabriqué avec du sucre. Oui, je mange encore du chocolat noir, mais progressivement je le remplace dans mes dessert par un mélange que je fais moi-même, comme le font d'autres crudivores : huile de coco, sirop d'agave et cacao en poudre.

    Bref, tout ça pour dire que non, le vin et le chocolat ne sont pas des aliments vivants, mais il faut vous laisser le temps de réaliser votre transition alimentaire dans la paix et le bien-être et ne pas jeter par les fenêtres du jour au lendemain tout ce qui vous fait saliver. Tout en gardant l'objectif de vous affranchir d'une alimentation morte, malsain et non durable pour la remplacer par une alimentation vivante, saine et respectueuse pour notre environnement. Du moins c'est ainsi que je le vois. Bon courage !

     

    Damien

  • J'aimerais reprendre de la masse musculaire. Que faut il privilégier comme aliment?
    Damien Artero02-09-2015

    Je le dis et le répète, je ne suis pas naturopathe, ni nutritionniste, ni docteur ; je me contente de partager avec vous mes expériences et témoignages.

    Je pense que les fruits et les légumes comportent suffisamment de protéines pour les besoins d'une personne saine. Nos estimations officiels des besoins et nos définitions des carences sont fondés sur nos habitudes alimentaires industrielles, mortes et transformées et donc faussent le raisonnement.

    Dans le cadre d'une transition alimentaire je pense que les graines germées, ainsi que la levure de bière par exemple, sont des aliments riches en protéines qui permettent une reconstruction de l'organisme, masse musculaire incluse. Mais je ne suis pas expert en la matière : je faisais 64 kilos pour 1,80 m à l'époque où je mangeais en quantités pâtes, fromages et viandes ; j'étais noueux et musclé mais sec. Ma morphologie n'a en rien changé aujourd'hui que je mange des fruits et des légumes... Je ne suis pas maigre selon l'indice de masse corporelle universel, pas du tout, et seules les personnes en surpoids me qualifient de tel. Je suis très mince et plutôt musclé, et mon corps ne manque manifestement pas de protéines au vu de mon mode de vie sportif et actif (sans être un athlète de haut niveau, ce dont je me défends).

    Mais il y a dans les fruits et la verdure sans doute toutes les protéines nécessaires à un organisme sainement nourri, sans aucun produit industriel transformé, sans matières carnées, juste avec des fruits et des légumes. La nature nous a un peu pensé ainsi non ?

     

    Damien

  • Est-il possible de ne pratiquer l'alimentation vivante qu'à moitié ou partiellement ?
    Damien Artero13-09-2015

    Cette question revient souvent de la part de personnes - dont je fais partie - qui ont une vie professionnelle et/ou sociale diversifiée pour ne pas dire rocambolesque.

    La réponse la plus juste serait sans doute, à la normande : jusqu'à un certain point.

    Car si techniquement rien ne vous empêche d'alterner, ce qui se passe en vérité, du moins ce que j'expérimente, c'est que plus on avance dans l'alimentation vivante, mieux on se sent et plus la nourriture conventionnelle (industrielle, cuite, à base de farine, à base de produits animaux) nous rebute.

    Au final, c'est très bien tout ça : on peut ainsi débuter modestement, doucement, à son rythme, dans le cru végétal, et dès qu'on en ressent les premiers bienfaits, le corps nous encourage à poursuivre, à aller de l'avant. Ensuite les choses se font naturellement, jusqu'à avoir une alimentation (presque) totalement vivante.

    Personne, je crois, ou presque, ne mange réellement totalement exclusivement cru végétal - même Irène peut faire un écart une fois l'an. Il ne s'agit pas d'un dogme absolutiste, chacun est libre de placer le curseur où cela lui convient et le rend heureux. Mais encore une fois, quand le changement vers le cru végétal est déclenché, vos propres sensations vous encourageront à aller toujours plus avant.

  • Y a t-il une phase de dés-intoxication obligatoire ou alors un transfert en douceur reste-t-il possible ?
    Damien Artero22-09-2015

    Les deux mon capitaine.

    Damien n'est pas naturopathe, thérapeute ni nutritionniste, mais il corrobore par son expérience ce que vous diront les professionnels. Une transition alimentaire aussi importante que celle du cru végétal doit se faire en douceur - et ne peut se faire qu'en douceur - mais les phases de "détox", plus ou moins spectaculaire selon vos antécédents, feront partie du voyage !

  • On nous dit que le petit-déjeuner est le plus important des repas. Que manges-tu le matin damien ?
    Damien Artero05-10-2015

    La réponse est relativement simple.

    Rien.

    Lors de ma transition alimentaire, mon corps m'a rapidement fait comprendre qu'il ne voulait pas manger au réveil. Que c'était pour lui un moment de repos, de nettoyage, et que manger l'encombrait. J'ai d'abord cru que je prenais de mauvaises habitudes, puis, comme toujours, je me suis renseigné sur ce phénomène et j'ai découvert que de nombreuses personnes l'expérimentaient dans le cadre de l'alimentation vivante, car d'une part la nourriture y est si riche et énergétique qu'on mange moins, d'autre part on se reconnecte aux cycles naturels de l'organisme et il semblerait que le matin soit une phase d'élimination et de repos naturelle.

    Donc je me lève, bois un peu de tisane, et c'est tout. Je peux aller courir, rouler, travailler, qu'importe, la faim n'arrive que plus tard, généralement en fin de matinée.

    Le côté pratique, c'est d'être ainsi encore plus disponible, peut-être, pour le petit-déjeuner de mes filles : même si elles mangent pour ainsi dire comme moi (c'est à dire comme je le répète inlassablement, végétal et majoritairement cru mais avec une petite géométrie variable car nous ne sommes pas dans une démarche rigoriste, sectaire ou absolutiste), elles ont faim le matin, la plupart du temps. Donc, si leur corps leur demande à manger, je pourvoie. Mais cela peut arriver qu'elle ne mange pas de petit-déjeuner, ou alors très léger, et je ne les force pas.

    Leurs petits-déjeuner commencent invariablement par des fruits frais ; puis parfois un chocolat chaud végé-cru* ; parfois une tartine purée d'amandes et miel ; parfois une soupe... tout en restant dans le cadre de l'alimentation vivante j'essaye à chaque repas de leur faire plaisir. En ce moment, c'est le chocolat chaud végé-cru qui leur tire des "youpiiii !" donc j'en fais pas mal 🙂 Si elles n'ont pas faim ou très peu, alors je complète un peu leur boîte de goûter pour l'après-midi et ainsi elle peuvent piocher dedans à la mi-matinée si la faim survient (ce goûter est en général composé de fruits secs, et de fruits frais quand faire se peut, d'un bout de chocolat noir ou parfois, à leur demande, d'une carotte).

     

    * le chocolat chaud végé-cru est une préparation assez simple : on broie et mixe des noix de cajou dans le blender jusqu'à obtention d'une poudre fine ; on ajoute de l'eau bouillante et on continue de mixer jusqu'à avoir une sorte de lait crémeux ; on ajoute alors du cacao cru en poudre et du sirop d'agave ou du miel.

  • Et si j'ai peur de manquer de vitamine B12 ?
    Damien Artero12-10-2015

    Crainte très répandue parmi les végétariens, et les végétaliens de tous bords.

    Il semble pourtant que la B12 n'est pas du tout synthétisée par les animaux que les humains mangent, mais qu'elle est simplement présente dans les sols sur lesquels poussent les végétaux que ces animaux mangent. Et elle passerait ainsi dans leurs organes digestifs, d'où sa présence dans les viscères, tripes, viandes...

    Moralité : nous consommons nos fruits et légumes du jardin ou bio et nous ne les lavons pas trop...

    Complément de réponse en images : propos intéressant à 5:57 http://t.co/wS6U5WLT9e ils ont couru un marathon par jour pendant un an et sont frugivores...

  • Comment ça se passe côté sommeil ?
    Damien Artero19-10-2015

    Vaste débat et ma vision n'est pas encore très claire.

    Globalement je dors peu et me réveille tôt (6 heures environ mettons), et pendant longtemps, en fonctionnement alimentation vivante, je me réveillais encore plus tôt (4 ou 5 heures). Mais il y a des périodes (par exemple en ce moment même) où je sens que mon corps demande du sommeil. Et il y a des situations : par exemple récemment, après une chute à vélo trial, mon corps a exigé du sommeil pendant 2 jours : grosses nuits et siestes.

    Mais ne nous égarons pas. L'alimentation vivante a vraiment aiguisé mon rapport au corps et à mes sensations corporelles. Je m'endors bien et je sais bien détecter les phases de sommeil. Je peux dormir à la demande en pleine journée et avoir des nuits courtes.

    Une évidence, une autre, c'est que les repas léger - de fruits typiquement - le soir offrent un repos et une récupération beaucoup plus sereins (ne pas manger du tout le soir, c'est encore mieux).

    Et enfin, gros changement, c'est l'absence totale de faim au réveil et la possibilité d'enchaîner 6 heures d'activité (trail, travail, tâches domestiques) avant de manger.

  • Comment ça se passe côté récupération sportive?
    Damien Artero19-10-2015

    Très bien merci 😉

    Lorsque j'ai couru les 66 kilomètres et 5000 mètres de dénivelé du Samoens Trail Tour, en mode végé-cru, le soir même je pouvais encore courir (après 15 heures de trail en montagne). Le lendemain j'attaquai au petit trot une semaine de trail/crapahute en montagne et j'ai couru et marché sans difficulté.

    La récupération est facilité par la légèreté des digestions, je pense. Je privilégie les graines germées quand j'ai le sentiment que mes fibres musculaires ont besoin de reconstruction. Et les fruits en vastes quantités hydratent naturellement.

    Ceci étant j'ai toujours eu une bonne capacité de récupération, donc mon propos n'est peut-être pas fondamentalement pertinent. Mais à tout le moins, l'alimentation vivante n'a pas dégradé et sans doute a amélioré ma récupération. Je n'ai presque jamais de courbatures, jamais de tendinites, entorses... et pourtant je suis souple comme la politique de Margaret Tatcher.

  • Comment ça se passe côté coté intestinal ? meilleur transit ? ?
    Damien Artero19-10-2015

    La digestion est manifestement plus légère, plus fluide avec l'alimentation vivante. Oubliées les lourdeurs digestives, les somnolences d'après repas ; le corps est disponible immédiatement après - voir pendant - la prise alimentaire. C'est un peu révolutionnaire pour quelqu'un qui vient du sacro-saint (et je crois complètement farfelu) "régime du sportif" à base de pâtes et de viandes.

    Parfois, des mélanges occasionnés par ma part de géométrie variable et mon vœu de ne pas rompre ma vie sociale, peuvent compliquer les choses. Mais sorti de ça, le transit est normal, efficace, et complet !

  • Comment ça se passe côté budget ?
    Damien Artero19-10-2015

    Ouh là. Je suis nul en chiffre et ne regarde jamais à la dépense quand il s'agit d'alimentation.

    Mais notre budget n'est pas anodin, c'est sûr. Sans doute 500 à 600 € par mois tout compris, pour nous 4. Fruits en pagaille, verdure et légumes en quantités - auprès des maraîchers bio, de Relais Vert ou du magasin bio du coin. Plus les graines, les super-aliments (algues, cacao cru, maca, miel, etc), les huiles (olive, sésame, colza...) et les "coquineries" (saucisses de soja, tofu, yaourt de soja, chips de maïs...) qu'on peut se payer parfois.

    Le budget est conséquent.

    Mais rapporté d'une part au prix au kilo, et ensuite mis en balance avec la différence en énergie et en santé, je préfère acheter des noix du brésil à me payer de la charcuterie - les deux tournent autour de 16 € le kilo. Les prix au kilo des fruits et légumes bio n'excèdent pas ceux de "bons" fromages. Donc manger sain n'est pas meilleur marché, mais ce n'est pas plus cher je crois. Simple histoire de répartition et organisation.

    La seule qui fait des économies quand nous allons en magasin bio acheter en vrac ou au marcher, c'est la nature : un caddie de supermarché, c'est plus d'emballages que d'aliments, et quels aliments... donc globalement, pour moi la facture se justifie.

  • As-tu des routines particulières au matin ou au coucher ? (alimentaire ou bien-être en général)
    Damien Artero19-10-2015

    Sans doute, oui.

    J'ai envie de fruits vers 17 heures, puis de salé un peu plus tard. Je me lève souvent tôt mais n'ai pas faim avant 11 heures en règle général. Au réveil, uniquement des boissons : tisanes natures, jus de citron chaud, jus de fruits/verdure frais éventuellement, encore, c'est souvent trop nourrissant.

    Mon corps réclame qu'on lui foute la paix le matin, comme pour s'occuper de lui, se nettoyer. Je le laisse tranquille.

  • 4.Habitat groupé
  • Où se trouve Planète.D ? Comment faire pour vous rencontrer ?
    Damien Artero25-03-2015

    Planète.D est basé dans l'Isère, à Pontcharra (Chambéry) : http://www.planeted.eu/qui-sommes-nous/ou-habitons-nous/

    Il faut se référer à notre agenda en ligne pour savoir à peu près quand nous sommes chez nous et quand nous sommes en vadrouille - Damien bouge beaucoup pour son travail : http://www.planeted.eu/agenda/

  • Combien de temps entre l'idée de l'habitat groupé et la remise des clefs ?
    Damien Artero26-03-2015

    Le projet est né dans la tête de 3 familles de Pontcharra en 2009-2010. Elles ont réalisé une étude de faisabilité fondée sur un terrain à vendre sur la commune (un pré avec des chevaux) et signé le compromis de vente en sachant qu'il faudrait renforcer les effectifs.

    Cette année 2010, à notre retour d'Islande, nous les avons rencontrés par le biais de l'association Les Habiles et nous avons rejoint l'équipe après avoir sympathisé tout de suite. Dans le courant de l'année, d'autres sont venus rejoindre les effectifs jusqu'à ce qu'on soit au complet : 8 foyers/membres/acheteurs.

    Après 1 an et demi, en tout, de conception, le premier coup de pelle a été donné pour 1 an et demi encore de travaux.

    La durée totale de la mise en oeuvre du projet coure donc sur environ 3 ans. C'est très rapide par rapport à nombre de projets de ce type sur le territoire français.

  • Y'a-t-il des logements disponibles dans votre habitat groupé ?
    Damien Artero26-03-2015

    En 2015 il reste un duplex disponible à la location.

    D'une façon générale les occupations ne sont pas figées dans le marbre et nous, typiquement, qui avons un mode de vie un peu nomade, mettons notre appartement en location lors de longs voyages.

  • L'inter-générationnel, est-ce un aspect fortuit ou pensé ?
    Damien Artero15-06-2015

    L'inter-générationnel c'est pas fortuit, c'est une volonté fondatrice ; nous pensons depuis le début que la richesse passe par la différence, y compris en âge, et que la solidarité est aussi verticale (au sens des années). Cela nous semblait évident à tous, aux 3 familles fondatrices avec enfants, comme à nous qui avons été les 4ème enrôlés, comme aux membres qui sont venus après, dont l'un des retraités (les deux autres étant en location chez d'autres de nos membres fondateurs).

    en 2015, nos trois retraités ont 69, 73, et 80 ans. Ils vivent tous seuls.

  • Comment faites-vous pour vivre ? Quel est votre métier ?
    Damien Artero10-08-2015

    Chacun de nous au sein de l'habitat groupé a son activité professionnelle.

    Pompier, architecte, agriculteur, ingénieur, ostéopathe, assistante maternelle... les profils sont très variés. Il y a même un auteur-réalisateur de films, c'est dire ! et comme les autres il gagne sa vie de son activité professionnelle (ce sujet est évoqué dans d'autres rubriques de la FAQ) à l'extérieur de l'habitat groupé (à la différence des écovillages que nous abordons sans notre film "Autarcies").

    Notre vision de l'habitat groupé est intergénérationnelle, multiculturelle, fondée sur l'éclectisme et la richesse apportée par la diversité. Le CV nous importe peu, si les valeurs sont là. Et le cœur.

  • 5.Ecologie
  • N'est-ce pas contradictoire de rouler dans un vieux fourgon qui pollue quand on prône le voyage propre et sportif ?
    Damien Artero27-03-2015

    Très clairement : oui.

    Mais le raisonnement est plus global que le simple constat de l'empreinte carbone de James. Peut-être que Damien se donne bonne conscience ainsi, il est lucide et le confesse, mais son point de vue prend en compte l'ensemble d'un mode de vie.

    Dans le détail : depuis de nombreuses années, il ne mange plus aucun produit d'origine animale. Or l'industrie de la viande, la pêche industrielle et l'industrie laitière sont les plus gros polluants du monde, bien loin devant les transports. En 2013, l'industrie de la viande polluait 9 fois plus que tous les transports réunis (terrestres, aériens, maritimes).

    En outre, si on considère une analyse de cycle de vie globale, rouler avec un vieux véhicule est une forme de durabilité ou de recyclage. En construire un neuf - qui nécessite d'extraire des minerais et de consommer de l'énergie pour l'acheminement des pieces et leur fabrication - pas tant...

    Affaire de choix : au-delà de la santé, Damien préfère avoir quitté le monde de la protéine animale et du calcium de la traite et s'accommode, pour un temps encore, du vieux fourgon polluant et pas cher que son gros SMIC d'auteur-réalisateur lui permet d'assumer. Un jour viendra où ce poste là aussi sera aligné sur la cohérence globale à laquelle Damien travaille tout le temps.

  • 6.Autre
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One thought on “F.A.Q. – Foire Aux Questions

  1. Salut Damien, c’est Pierre Cadot on s’est rencontré au RDV de l’aventure.
    Je suis actuellement à l’étranger, toi aussi, juste si tu as le temps d’envoyer à ces adresses:
    chloe.leal@hotmail.fr
    et louveau.antoine@gmail.com
    les infos pour qu’ils (ce sont les monteurs) récupèrent des images de tes films pour monter le sujet. Ils ont déja du monter la structure du sujet, et je pense qu’ils auront besoin des images rapidement, le sujet sera pour la semaine prochaine.

    Je te remercie

    Pierre

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