[Tiny House] Neverland existe! Chapitre second : la vision

C’était un jour particulier, le jour d’hier. Après des semaines de chantier dans tous les sens. Après des mois de conception, design, réflexions, des mois de doutes et d’actes de foi, voilà, j’ai accueilli mes deux filles à la maison. Chez nous. C’était un instant précieux. Elles ont exploré leur nouvel espace avec un sourire pétillant et des éclats de stupéfaction ou d’émerveillement dans les pupilles. Elles étaient silencieuses, au début. Elles s’imprégnaient de la Tiny. C’est petit une Tiny, mais comme toute une vie tient dedans, et qu’on l’embrasse d’un regard, ça fait beaucoup, aussi. Puis les commentaires ont fusé : « C’est super beau ! », « Comme c’est futé d’avoir fait ça ! », « Je me sens déjà trop bien », « Je me sens chez moi Papa merci ». Alors, Lirio, ma grande, m’a jaugé d’un air sérieux. « Papa. Et toi ? toi tu la trouves comme dans tes rêves la Tiny ? tu es satisfait ? ». A les voir s’épanouir instantanément dans cette Tiny qui nous ressemble, comme si nous vivions ici depuis longtemps déjà, je me suis dit : « Carrément… »

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Design: espace ouvert, pas de portes, l’esprit moins-c’est-mieux

L’appartement où je vivais, dans l’habitat groupé des Granges, je l’avais dessiné avec le soutien de notre architecte et sous l’oeil de mon amoureuse d’alors, la maman des petiotes. Ma vision s’axait sur une poignée de principes de base :

  • espace ouvert, peu de cloisons et encore moins de portes, pour que le regard circule dans tout le logement (souvenez-vous, on a dit « vision » dans le titre)
  • 2 étages, petit mais grand, belle hauteur avec une mezzanine, lumineux et coloré
  • peu d’angles droits, des courbes, des coins cassés – parce que la vie, c’est pas d’équerre

Cet appartement a fait mon bonheur domestique pendant 4 années. Et c’était un régal d’y filmer nos délires avec mes filles, toujours complices, comme sur la vidéo ci-dessus. J’étais particulier ému de le quitter. Et j’ai souhaité que la Tiny lui ressemble, bien sûr. Je l’ai dessinée un peu dans le même esprit. Peu de matière, un zeste d’originalité, et du style. Mon style. Libre à vous d’aimer ou pas 🙂

Voici les plans sur lesquels j’ai commencé à bûcher l’an passé.

 

Soit.

Et voilà ce que ça donne dans la vraie vie.

(tadaaaa)

 

 

Matière première

Alors comment c’est bâti c’t’engin ? Je ne sais pas précisément vous dire. Mon rôle c’était de le rêver puis de le concevoir, et enfin de l’aménager avec l’aide de mon cher ami Jean-Charles de « Les Racines Du Vivant », et une poignée d’autres illuminés qui croient en mes délires et sont près à y consacrer leur temps libre – merci du fond du cœur les amis. Merci de la part d’un papa heureux et de la part de ses filles ravies. Gratitude. Amour.

 

Alors. Neverland. Elle est faite de bois, d’inspiration et d’amour. Voilà.

L’inspiration, je n’en suis jamais à cours, ça c’est sûr. Mais clairement, les rêves se heurtent à la réalité et j’ai besoin des professionnels pour passer à l’étape concrète. Le design, je l’ai bricolé sous Sketchup. Sans trop me limiter, mais au final la Tiny se ressemble beaucoup !

 

Mais bon alors, la matière ? Le bonhomme derrière la construction de notre Tiny, c’est Jean-Maxime Gonzalez, menuisier-charpentier, constructeur de maisons insolites en bois – roulottes, cabanes, tiny… Il compose à lui seul l’entreprise Nature Projet Bois – voyez aussi sa page Facebook. Il bosse bien, connaît son affaire, il est pas mal ouvert aux idées farfelues des mecs comme moi tout en faisant le garde-fou avec son sens pratique aiguisé. Parce que moi, des idées impossibles j’en ai aussi. Nous avons eu une relation amicale/commerciale basé sur de la communication, de la flexibilité (car moi, j’ai fait évoluer mes idées du jour au lendemain ; et lui, il a fait évoluer le calendrier de livraison aussi… ;-)) et le vœu partagé de faire du bon boulot.

 


Tiny House « Nature & Projet Bois » : une maisonnette sur mesure pour rouler vers vos rêves…

Située dans le bassin Grenoblois en Rhône-Alpes, « Nature & Projet Bois » est une petite entreprise artisanale spécialisée dans la construction de Tiny Houses et autres structures mobiles. Dirigée par Jean-Maxime Gonzalez, sa vocation est de travailler en relation étroite avec ses clients afin de mettre au point des projets personnalisés et sur mesure. Les points forts : projet personnalisé et relation de confiance ! L’entreprise accorde une importance particulière au caractère unique de chaque construction. L’idée est de pouvoir satisfaire le client sur ses besoins propres tout en travaillant dans la passion et l’innovation sur chaque construction. La volonté première est de conserver un côté humain au sein de la relation avec l’acheteur en mettant l’accent sur l’accompagnement du client tout au long du projet et en prenant le temps nécessaire pour communiquer et intégrer les idées jusqu’à la fin du chantier.

Comment ? Les Tiny Houses et autres structures proposées sont construites sur le principe d’une maisonnette ossature bois qui peut se fixer de manière réversible sur une remorque ou plateau de camion en vue de son transport. Ces maisonnettes sont construites avec des matériaux écologiques et sur mesure en fonction des besoins de chacun ce qui rend chaque Tiny House unique et à l’image de son propriétaire. Différentes formes, longueurs et poids sont possibles.

Choix entre trois types de finitions suivant les besoins et compétences de chacun :

1/ Tiny House non aménagée : ossature bois, contreventement, isolation, pare pluie, frein vapeur, bardage, charpente, couverture, lambris, menuiseries, plancher intérieur

2/ Tiny House partiellement aménagée : idem + éléments de l’aménagement au choix (aménagement à la carte et sur mesure)

3/ Tiny House clé en main : idem + mezzanine, escalier, cloisonnements, électricité, plomberie cuisine, douche, toilette sèche (voir onglet toilettes sèches), rangements, finitions…

Une question ? Des images ? Plus d’information sur le site www.nature-projetbois.com


 

A 4 dans la tiny – première partie

Ouaip. Mes filles vivent avec moi 50% du temps.

Et en chemin, j’ai rencontré une femme… une femme qui est en train de changer le cours de ma vie et moi de la sienne, je crois. Et parmi les idées que nous partageons, il y a la Tiny – elle pensait s’en faire une voilà quelques temps.

Je vous le disais, au début de cette série d’articles, non ? la vie est formidable…

Combo cuisine/salon pour 4

On garde les mêmes concepts, hein ? priorité à l’espace et à la circulation et non aux cloisons et à la matière. Moi, ça me va.

Double mezzanine

La forme ondulée du toit permet de maximiser le volume intérieur. Et d’y loger astucieusement deux espaces couchettes, l’un pour mes filles – avec de la marge en profondeur comme en hauteur pour permettre le jeu. Notre mezzanine « adulte », quant à elle, c’est le stricte nécessaire en terme de volume, mais ma foi, on y dort très bien, dans un cocon de bois et de tissu. J’ai posé des rideaux phoniques et occultant, épais, qui permettent d’instaurer une forme d’intimité. Bien entendu, vivre en Tiny amène à revoir sa perception de la notion d’intimité. En même temps nous avons l’habitude de vadrouiller en fourgon aménagé alors une Tiny, à côté…

 

 

C’est une sensation, pour ainsi dire une émotion, de vivre en Tiny, et nous nous en imprégnons déjà. On est pas loin d’un bateau à quai, parfois, à ceci près que la vue ouvre sur la montagne: la Tiny bouge un tout petit peu et répercute les vibrations. Si je me tiens dans la douche et que les enfants jouent sur mon lit, la Tiny joue les rapporteuses et murmurent à mes pieds. A cela s’ajoute l’ambiance générale – bois, lumière, couleurs – et voici une atmosphère singulière et agréable.

Méga-douche

Je suis un grand amateur de belles douches, spacieuses et classes ; quand bien même nous vivons en Tiny, j’ai envie d’un receveur de douche qui a de l’allure et de grandes dimensions. Parce que c’est magnifique, je trouve, et parce que pour attraper deux enfants et les laver d’un geste, c’est drôlement commode. Visuellement, le fait que le receveur prend, quelque part, toute la largeur de la Tiny, cela crée une véritable unité de pièce dans la salle de bains. Comme si la douche devenait une pièce à part entière. J’aime.

 

A sec les toilettes ?

Évidemment. Petit WC sec avec séparateur d’urine. Pas de gâchis d’eau. Une fois par semaine environ, jusqu’à la forêt au-dessus, je trotte avec mes crottes, et je vais enterrer mon compost-en-devenir dans un grand trou que j’ai eu plaisir à creuser pour me réchauffer par une froide matinée d’automne*.

 

* (Ne croyez pas absolument tout ce que je raconte. Un mensonge s’est glissé dans cet article. Avec une caisse de crottes sur l’épaule, je ne trotte pas. Je marche. Avec concentration. Faut pas déconner quand même.)

 

« Il en faut peu pour être heureux »

Nous avons réussi à habiller l’espace autour du boîtier électrique (là où se pilote toute l’installation et où reposent les batteries) ; une partie est sur rails et roues pour permettre l’accès en profondeur. C’est chiche. Nous sommes 4 et nous devons sélectionner les vêtements véritablement importants plutôt que collectionner les fringues en dépit du bons sens. Comme pour mes grands voyages à vélo, ou mes vadrouilles en fourgon, à l’occasion desquels j’ai toujours observé que je me sens mieux quand je possède (et donc gère) moins. Cela fonctionne pareillement avec les gens : dans un petit groupe où vous pouvez développer des relations de fond avec chacun, vous êtes bienheureux. Parmi une foule d’anonymes, avec lesquels vous avez l’impératif de traiter mais qui sont si nombreux que vous ne pouvez pas développer de vraies relations, comment vous sentez-vous ? Moi ça me chagrine et me prend la tête. Je crois que les possessions matérielles se gèrent ainsi également : moins mais mieux. Bon, et vous allez me dire, « que fait-il de ses caméras et de ses vélos ? »… on y viendra.

 

 

Toujours dans cet esprit, je voulais dissimuler les équipements qui servent mais seulement occasionnellement. Comme le brûleur mono-feu – vu que je cuis très rarement – qui a trouvé sa place sur un tiroir coulissant sur glissières, sous le plan de travail.

 

 

C’est sûr qu’avec un maximum de 20% d’aliments cuits, je n’ai guère envie de découper un grand trou dans mon plan de travail pour une gazinière…

Mais nous parlerons de cet aspect plus en détails une autre fois.

D’ici là et pour toujours, soyez heureux chers lecteurs 🙂

 

 

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[chapitre premier : ‘les extérieurs’]

[chapitre troisième : ‘la routine]

[toutes les photos sont ]

A suivre… n’hésitez pas à me solliciter pour compléter ce tour d’horizon de notre Tiny.

 

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