DNews 10 – Merry Christmas and Happy New Year from the Kiwis’ land

Vous en êtes quand ?

D.2 : Bah, on est demain !

D.1 : Enfin quand c’est l’après-midi pour vous, sinon c’est le même jour. C’est la magie du décalage horaire !

D.2 : Et dans ce futur proche la nature est luxuriante et les gens marchent pieds nus sur la tête.

D.1 : Mais ce n’est pas une question de finance, au contraire les kiwis sont gorgés de jus.

 

Ah ! Bon, et si on arrêtait de parler par énigmes ?

D.2 : On a atteint le point le plus loin, dans l’espace et dans le temps, la Nouvelle-Zélande.

D.1 : 12 heures de plus que vous.

D.2 : De l’autre côté du globe.

 

Je n’ose pas vous demander si le contraste est saisissant après 7 mois d’Amérique du Sud …

D.2 : Faut pas te gêner, tu poses les questions que tu veux.

D.1 : En effet, tout est différent : plus de richesses de la nature jusqu’aux villas en passant par les voitures ; plus de mélanges culturels – asiatiques, anglo-saxons, maoris… Même si cette terre d’immigrants est pour l’instant trop jeune pour qu’on puisse y voir de nombreux métis.

D.2 : Mes premières sensations : un bain de nature, et un retour à l’ordre – ja ja !

D.1 : Il y a un esprit civique qui nous a tellement manqué ces derniers mois qu’on a l’impression d’avoir posé le pied sur une terre idyllique. Par exemple chaque parc régional propose une demi-journée par mois de volontariat : tout le monde est le bienvenu pour planter des arbres, des plantes autochtones. Tout n’est donc pas qu’une question de moyens…

D.2 : Tout est bien organisé, la nature est respectée, protégée, favorisée, les enfants sont bien élevés, les gens très courtois, on prend le thé 4 à 6 fois par jour dans des petites tasses et on grignote des muffins, et surtout des Christmas cakes…

 

Ah ! la Nouvelle-Zélande, les All-Blacks, la voile…

D.1 : Les stéréotypes sont toujours fondés sur une base de vérité.

D.2 : On a passé une semaine à Auckland *, capitale mondiale de la voile ; on a été pris en stop par un grand gaillard Maori super gentil, taillé comme Benoît Heiser – 1,90 mètres, large comme 3 fois moi, musclé comme Goliath – et devinez quelle est sa profession ?

D.1 : Facile…

 

Ouais vous allez me dire rugbyman…

D.1 : Bien entendu !

D.2 : Et notre hôte à Auckland, Daniel, était dingue de voile, il a 6 bateaux de tous gabarits !

 

Et sinon, vous êtiez sur la route là, pour les fêtes ?

D.2 : Non. Comme d’habitude la chance fait des risettes aux audacieux. Le 20 décembre, on s’arrête au bord d’une route pour aller demander dans une ferme si on peut planter la tente.

D.1 : Une rencontre décisive. Murray, le fermier, nous propose d’abord de monter notre campement dans son jardin, pour être à l’abri du vent et accéder facilement aux « commodités ».

D.2 : Puis nous voilà autour d’un… d’un quoi ? oui, d’un thé, vous avez deviné, à manger des biscuits maison – mmmmm ! Et débarque Betty, la femme de Murray. « Bonjour, enchantée, vous resterez bien à dîner ? »

D.1 : Vous imaginez bien que D.2, quand il s’agit de manger…

D.2 : … et de rencontrer des gens adorables et hospitaliers ! (s’il te plaît). Donc je dis « Oui, avec plaisir ! »

D.1 : Et il pense presque aussi fort « qu’est-ce qu’il y a à manger ? »

D.2 : Ohhhh, t’es vache. Même pas vrai. Et j’ai cuisiné le dessert – une superbe tarte aux prunes, des prunes de la ferme !

D.1 : Oui et d’ailleurs t’as fait que cuisiner et bouffer ces derniers jours…

D.2 : Je me rends utile ! Je soulage notre hôtesse d’une partie de son labeur.

D.1 : Ouais ouais on dit ça…

 

Oui bon donc. Les fêtes…

D.1 : Ah oui.

D.2 : (t’as pas apprécié mes saucisses au vin blanc peut-être ?)

D.1 : Et bien de fil en aiguille, on sympathise avec Betty et Murray, ils nous invitent à l’anniversaire de leur fille Sharon le surlendemain, puis à passer Noël avec eux et nous voilà le 24 décembre et nous sommes en pyjama dans une ferme en Nouvelle-Zélande, le soir messe de Noël et le lendemain repas de Noël * en famille !

D.2 : (et la mousse au chocolat, tu l’as boudée peut-être ?)

D.1 : Suivi de 2 ou 3 jours à la plage, toujours en famille, dans la maison de vacances (the bach = the beach house) de nos adorables hôtes… On en a profité pour tourner une ‘tite vidéo * sur place…

D.2 : (cette ingratitude ça me révolte…)

 

 

C’est incroyable !

D.2 : Comme tu dis ! Elle râle, elle se moque, mais elle bouffe tout ce qu’elle peut aussi !

 

Non je veux parler de vos hôtes – cette hospitalité si naturelle, si généreuse !

D.2 : Hum… Oui. Désolé.

D.1 : Ce sont 2 véritables amours, et nous avons été présentés à toute la famille lors de l’anniversaire de Sharyn et tous sont merveilleux, on s’est senti complètement intégré à la famille.

D.2 : Et pour Murray et Betty c’est une longue tradition d’hospitalité. Leur ferme est sur une route inévitable en direction du plateau central de l’île du nord et ils voient défiler des auto-stoppeurs, des cyclistes, des camping caristes… ils ont autant d’anecdotes de gens qu’ils ont hébergé que nous de rencontres sur la route.

D.1 : Allemands, Japonais, Australiens, Canadiens, Français…

 

Donc vacances pastorales pour les fêtes ?

D.2 : Tout juste Auguste.

D.1 : De toutes manières sur la route ou à la ferme c’est très pastorale la Nouvelle-Zélande…Notre fermier préféré, Murray, nous a raconté un peu sa vie et expliqué que la vie de fermier est beaucoup plus facile en Nouvelle Zélande que partout ailleurs, car les conditions sont très agréables – températures moyennes, 10° l’hiver, 25° l’été, donc les animaux sont tranquilles dehors toute l’année et il est aisé de les nourrir, pas de gel, pas de froid… Et le pays est très peu peuplé, ce qui préserve de grands espaces pour les troupeaux, dans les collines et les forêts.

D2 : On se régale ! Collines verdoyantes, forêts impénétrables, littoraux déchiquetés, vent, soleil, pluie, re-soleil, re-vent, plein d’animaux, fermiers et exotiques (des oiseaux en pagaille, de toutes les couleurs)… Ahhhhh…. C’est bel et bon tout ça !

D.1 : Et depuis ce séjour pastoral comme tu dis, nous avons repris la route, traversé une bonne partie de l’île du nord, passé le réveillon du jour de l’An dans la tente près d’une rivière, été hébergé par d’autres fermiers…

D.2 : Et là on a trouvé une petite route de montagne entre volcans enneigés et pâtures à perte de vue, et on s’arrête dans une ferme…

D.1 : … l’histoire se répète !

D.2 : Pour planter la tente… et on tombe sur David et Sue, fans de la France, professionnels du tourisme dans leur maison d’hôtes avec 22 couchages, bâtisseurs de génie (ils ont construit ou rénové une demi-douzaine de petites maisons sur leurs terres et les louent ou les prêtent !) et nous voilà de nouveau invités à une petit séjour au vert. C’est un véritable paradis ici, on en croit pas nos yeux.

D.1 : Chevaux, moutons, vaches, cerfs et biches, des hectares et des hectares de collines et de forêts, l’air pur, personne à des lieues à la ronde…

D.2 : Les connaisseurs apprécieront ceci… « Et au milieu coule une rivière » pourrait-on dire. La scène du « Seigneur des Anneaux – partie 1 » où l’on voit la Communauté de l’Anneau traverser un cours d’eau sur une barque dans un brouillard à couper aux couteaux, avec les Cavaliers Noirs aux trousses, quand le cheval s’arrête au bord de l’eau et que la barque s’éloigne dans la brume… tournée ici !

 

Bon, que vous souhaiter de plus ? tout semble marcher tellement bien pour vous !

D.2 : Vi, ché chure. On a beaucoup de chance et on a une vie formidable.

D.1 : On vous souhaite à toutes et tous d’aussi merveilleuses fêtes de fin d’année que les nôtres. On vous remercie de votre assidu soutien depuis bientôt 9 mois pour cette première partie de Planète.D.

D.2 : Tous les petits mails reçus au long de notre premier bout de planète nous ont fait très plaisir et beaucoup touché, et vos encouragements sont une source intarissable de motivation.

D.1 : Et comme c’est bien à propos depuis le pays de la voile… BON VENT !

 

Auckland, City of Sails

 

D.Chiffres

120 $ NZ pour un visa vacances-travail d’un an

4,98 $ le kilo de pommes Gala des Etats-Unis

En 1820 le premier Blanc pose le pied sur l’île.

22 parcs régionaux protégés dans la seule province d’Auckland, partie la plus peuplée du pays.

12 h de décalage horaire positif par rapport à la France. On baille en même temps mais pas pour la même raison.

D.2 à la pesée parmi les veaux : 67 kg tout habillé, D.1 : 59…

120 kg le poids moyen des veaux de 3 mois – un an après ils en font 350… avec des performances jusqu’à 700 kg.

6 thés par jour, if you please.

1 disque dur remplacé 0 $ (merci la garantie de 2 ans)

 

Messages à caractère informatif

  • Pour se désinscrire de la D.News : se procurer un pigeon voyageur, plus particulièrement un Pigonus Nasilus soit un pigeon renifleur ; l’habituer à notre odeur pendant quelques semaines en tapissant sa cage de vêtements usagés comme par exemple des maillots sales envoyés à Maman D.2 depuis la Bolivie (disponibles sur demande en Normandie) ; lui attacher ensuite à la patte une petite note mentionnant vos coordonnées – n’oubliez pas l’email à retirer de la liste sinon nous serions dans l’obligation de vous renvoyer le pigeon pour vous le re-demander et bon les temps sont durs pour les pigeons et nous sommes des amis des bêtes de tous poils et toutes plumes et que disais-je moi sinon ? ah ! oui… vous pouvez aussi nous écrire un mail.
  • Notre documentaire de 30 minutes « Eden » est toujours preneur d’un maximum de diffusion. Up to you. It’s free.
  • Dédicaces : nous dédicaçons la vidéo 47 « Auckland » à notre pote Pierre « Caribou55 » – bon vent à toi Pierre. Nous dédicaçons les panoramas pastoraux Néo-Zélandais faits par D.1 à Raluca et Gontran. Et le voilier juste au dessus à Lionel.
  • * Nos dernières pastilles utilisent les musiques de :
    1. Bananas – http://planete.d.videos.free.fr/[videos]/007-NouvelleZelande/PlaneteD-047-Auckland.wmv
    2. Mogwai – http://planete.d.videos.free.fr/[videos]/007-NouvelleZelande/PlaneteD-048-KiwiChristmas.wmv
    3. Mogwai encore… – http://planete.d.videos.free.fr/[videos]/007-NouvelleZelande/PlaneteD-049-NortonInCoromandel.wmv
  • A tous les abonnés, les groupes qui nous fournissent en super musique, les partenaires de Planète.D qui font de ce voyage une réussite, les potes qui nous soutiennent et nous suivent, toutes et tous, un THN et une MNA : Très Heureux Noël, et Merveilleuse Nouvelle Année.

 

Morceaux choisis

 

« Quand les Etats Unis ont un rhume, c’est nous qui éternuons! »

– Pierre, Québécois

 

« Toi Damien tu n’as pas l’accent français !.

– Ah ? [Dams trop fier qui s’imagine déjà avoir un bon accent anglais…] et il te paraît comment mon accent ?

– Allemand.

– Ah [et merde…] En fait j’ai habité en Allemagne… »

– Jérôme, un rugbyman perspicace

 

« Vous avez aussi des saucisses en France?

– Ah ! non ! Surtout pas ! »

– Danelle, notre naïve et adorable colocataire de quelques jours

 

« Salut les R2D2 ! (Radical Riders Delphine and Damien) »

– Steph (collègue, ami et snow-caméraman de choc de D.2) après les vidéos sur la Bolivie…

 

« Et sinon euh… le baiser français… vous… vous mettez vraiment la langue ?

– Bien évidemment ! c’est vachement bien ! Pourquoi toi tu la mets pas ?

– Oh ! si, bien sûr… euh… Oui ! Oui c’est clair, hum… non je… juste pour savoir. C’est tout. »

– Roger, péruvien et séducteur averti

 

« En Nouvelle-Zélande, on a 4 saisons en 1 seule journée ! »

– Betty, notre fermière et grand-mère d’une semaine

 

« Si vous passez dans la région de Perth, venez me voir !

– Avec plaisir.

– Mais ne changez pas de vêtements sinon je ne vous reconnaîtrai pas ! »

– Un australien en vacances en Nouvelle-Zélande

 

« Good afternoon Sir. I was wondering if there was any place around here where my girlfriend and I could camp tonight?

– Well… [parlant très lentement et disctinctement] we shall organise something for you…”

– Murray, fermier Néo-Zélandais, et sa fermière Betty avec qui nous devions bientôt fêter les 40 ans de leur fille et passer Noël en famille

 

« ‘tain, j’ai pris un coup de soleil !

– Ah bon, quand ça ?

– Ben, cet après-midi, il y a eu deux éclaircies… »

– D.1 style british

 

« Et c’est quoi ton email ?

– caribou55….

– …

– Bah, ouais, y’avait déjà 54 caribous ! »

– Pierre, toujours Québécois

 

 

« Et n’oubliez pas : vous avez une famille ici… »

– Betty

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