DNews hypothétique et tac

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Aujourd’hui, nous allons laisser oeuvrer notre imagination…

Imaginons qu’un jour soit venu à ma connaissance la création d’un festival du film d’aventure près de chez moi. Supposons que, attaché au fait de soutenir et participer à des manifestations locales, et désireux, ne nous cachons rien, de faire un peu tourner ma petite entreprise, j’ai pris contact avec les organisateurs, mais admettons, pour la rhétorique, que malgré maintes tentatives échelonnées sur une longue période, les-dits organisateurs n’aient jamais daigné me répondre. 

Concevons maintenant que la mairie de la commune où se déroulerait le festival me propose un jour de projeter mes films dans leur toute nouvelle salle. Admettons que j’accepte, honoré de cette attention. Supposons que, alors que l’organisation de cet événement prend tournure et qu’y sont conviés également des amis musiciens et des copains aventuriers, le festival évoqué plus haut, soudain, se manifeste. Pour le souci du détail qui confère réalisme à l’anecdote, allons jusqu’à concevoir le scénario suivant : le directeur du festival me téléphonerait, se présenterait comme créateur DU festival international du film d’aventure de la région, et, avec force sympathie, m’y convierait pour présenter Planète.D, arguant qu’on ne peut écarter d’une manifestation de cette envergure un réalisateur du crû – et croyons donc que j’accepterais alors, sans trop chercher à comprendre pourquoi, après un silence complet, d’un coup, l’intérêt le plus vif serait manifesté par cet enthousiaste personnage pour mon travail.

Imaginons qu’en consultant mon agenda je réalise avec embarras qu’un mois seulement sépare la date du festival et celle de notre invitation à la mairie… mais que, alors que j’en parle ouvertement à l’adjointe à la culture, celle-ci, bonne joueuse, me dit “Allons, ce n’est pas grave si leur festival se déroule un mois avant notre petit rassemblement, on ne devrait pas se faire tant de concurrence, pour nous l’important est que vous fassiez vivre notre nouvel espace culturel”. Acceptons l’idée que j’en reste là, rassuré, et convaincu d’autre part que mes deux interlocuteurs sont forcément au courant l’un des agissements de l’autre dans une si petite commune.

Faisons preuve d’audace et imaginons maintenant que quelques mois plus tard, un courrier impersonnel m’informe de l’annulation pure et simple du festival faute de partenaires financiers. On croira alors bien volontiers que je serais navré pour les organisateurs, mais pas plus lésé que ça compte tenu du fait que 1) le festival ne prévoyait aucune rémunération ni prise en charge de frais ou compensation pour la diffusion, à but lucratif pourtant, de mes films 2) cela lève finalement ce problème de redondance de programmation…

Et soyons fous, pour finir, supposons que, au matin même de notre première animation dans cette nouvelle salle pour cette mairie, je reçoive, pédalant gaiment sur mon vélo avec ma fille dans la remorque, me dirigeant vers la Poste, que je reçoive donc un appel franchement énervé mais pas totalement antipathique du directeur du festival me tenant peu ou prou ce langage :

“Allô ? A qui je parle là ?
– Et bien ça c’est une bonne question, surtout que c’est vous qui me téléphonez… Vous parlez à Damien Artero, bonjour.
– Oui bonjour, je suis Monsieur Rombier du festival international du film d’aventure de XXX.
– Le festival international du film d’aventure qui n’a pas lieu.
– Oui. Et qu’est-ce que j’apprends ? Vous allez passer vos films dans notre commune ? Alors que nous devions avoir l’exclusivité ? Y’a un problème là, y’a un problème.
– Effectivement, il y un problème, car on ne donne jamais d’excl…
– Ah bah oui, y’a un gros problème là. Vous nous coupez l’herbe sous le pied ! Voilà !
– C’est intéressant ça. Votre festival n’aura pas lieu mais cela semble être une catastrophe d’apprendre que les films vont être projetés dans votre commune.
– Bah oui, forcément.
– Vous me voyez perplexe. Vous m’avez annoncé que le festival était annulé. 
– En 2012 oui. Mais on espère bien réussir à le faire en 2013. D’ailleurs on commence l’affichage en 4 mètres par 3.
– !!! 
– Et on comptait bien avoir l’exclusivité des films sur la région.
– Vous faites maintenant la pub d’un festival qui peut-être se tiendra dans un an et vous me faites un scandale parce que je projette mes films cette année, sachant que les dernières nouvelles que j’ai eues de vous étaient pour annoncer l’annulation de votre manifestation, et vous réitérez que vous escompt(i)ez une exclusivité sur les films ? 
– Oui, bien entendu ! Mais quand même, les grands festivals comme nous ou le Grand Bivouac demandent l’exclusivité, c’est évident…
– Mais nous avons été par deux fois invités au Grand Bivouac, qui existe, lui, depuis 10 ans, et jamais ils ne nous ont réclamé une quelconque exclusivité. Je comprends bien, mon pauvre monsieur, que vous soyez contrarié ou déçu, mais je trouve que vous avez du culot, tout de même.
– Et pour 2013, il va falloir que je vous retire de la programmation.
– Et bien, monsieur, faites donc, faites donc, et bon courage pour vos préparatifs fort anticipés.”
Oui, imaginons le dialogue précédent, un matin d’avril, alors que je chemine cheveux au vent (sous le casque) et que chante Lirio dans sa remorque.
Ce serait un comble non ?
Je laisse à votre entière interprétation l’histoire hypothétique que je viens de partager, mais moi, elle me fait bien sourire.
Bien entendu, toute cette histoire est parfaitement hypothétique.
On aurait pu en conclure, autrement, peut-être, que la fiction ne vaut décidément jamais tout à fait la réalité.
CE SOIR VENDREDI 13 AVRIL
Soirée Planète.D à l’Atrium au Fontanil-Cornillon (Grenoble)
– 20h inauguration de l’expo “Islande”
– 20h30 projection du film “Le Grand Détour 3”
http://www.ville-fontanil.fr/evenements.html
(pas de bar ni restauration sur place, erreur du programme, pas de résa non plus, mais bonne humeur garantie !)
Lieu : Atrium, 1 ter rue du Moulin, 38120 Fontanil-Cornillon
Tarif libre
Infos, bande-annonce… www.planeted.eu

VENDREDI PROCHAIN 20 AVRIL
Soirée Planète.D à l’Atrium au Fontanil-Cornillon (Grenoble)
– 19h casse-croûte et breuvages + rencontre avec D&D
– 20h30 projection du film “No Man Iceland”
http://www.ville-fontanil.fr/evenements.html
Lieu : Atrium, 1 ter rue du Moulin, 38120 Fontanil-Cornillon
Tarif libre
Infos, bande-annonce… www.planeted.eu
Et ne pas oublier : demain samedi soir, même endroit, soirée cabaret avec Laurent Galasso et le Cape H Cabaret Circus !
(programme complet des autres interventions http://www.ville-fontanil.fr/evenements.html)
Un collègue de travail, à l’époque où je vivais en Allemagne, rentra un jour de congés bandé et plâtré pour ainsi dire de la tête au pied (il ne lui en restait qu’un).
Inquiet, mais aussi intrigué, je lui demandai la raison de cet accoutrement qui jurait franchement avec les tenues bavaroises de la fête de la bière toute proche.
Rudolf entreprit alors de me raconter ses vacances dans le grand nord canadien.
La Geste de Rudolf von Schnapps und l’ours Sir Wiley
Je m’appelle Rudolf von Schnapps, je suis originaire du Lichtenstein, et ma passion c’est la chasse.
La chasse à l’ours.
Je suis donc parti dans le grand nord canadien pour chasser l’un des plus rares ours au monde, un spécimen unique baptisé du nom de l’explorateur qui en 1822 le découvrit : l’ours Sir Wiley.
Pendant 15 journées harassantes nous cheminâmes vers les lointaines étendues des lacs Rockshire.
Nous gravîmes alors la chaîne de montagne Throngout, traversèrent les marais infesté de midges du Sudden Hampshire, pour finalement approcher de la tanière de Sir Wiley l’ours.
Au levé du jour, posté à l’affût dans un sapin, le doigt déjà sur la détente, je n’attendais plus que l’apparition du monstre dans mon viseur pour couronner ma carrière de chasseur…
Le voilà qui sort de son antre…
“Da-di-doum-dam be-bop a doum-dam ti-dam-di-doum…”
L’ours s’approche en chantant de la rivière, se penche et se désaltère. Mon doigt effleure la gachette… BANG ! la balle fend l’air avec une détonation assourdissante et fonce vers le crâne de l’ours. Et voilà qu’à ma grande stupeur, il se retourne, et d’un geste vif se saisit au vol de la balle censée lui perforer l’occiput ! Soudain enragé, Sir Wiley l’ours regarde droit vers moi et se met à courir en hurlant de colère… je tente de descendre de mon arbre, mais je suis gauche avec mon fusil, et les branches de pin encombrent le passage. Sir Wiley m’attrape, me croque une jambe, arrache mon pantalon… et me sodomise. La douleur est intenable et l’ours m’abandonne inconscient au pied de l’arbre. Mes compagnons me trouve au crépuscule, me ramène au campement, pansent mes plaies et m’alitent. 
Le lendemain, assoiffé de vengeance, je reprends le chemin de la tanière de l’ours à l’aide d’une béquille et me poste à l’affût depuis un rocher. Le soleil point, et l’ours se lève…
“Da-di-doum-dam be-bop a doum-dam ti-dam-di-doum…”
L’ours s’approche en chantant de la rivière, se penche et se désaltère. Mon doigt effleure la gachette… BANG ! la balle fend l’air avec une détonation assourdissante et fonce vers le crâne de l’ours. Et voilà qu’à ma grande stupeur, il se retourne, et d’un geste vif se saisit au vol de la balle censée lui perforer l’occiput ! Soudain enragé, Sir Wiley l’ours regarde droit vers moi et se met à courir en hurlant de colère… je tente de descendre de mon rocher, mais je suis gauche avec une seule jambe, et la mousse humide est glissante. Sir Wiley m’attrape, me brise un bras, arrache mon pantalon… et me sodomise. La douleur est intenable et l’ours m’abandonne inconscient au pied du rocher. Mes compagnons me trouve au crépuscule, me ramène au campement, pansent mes plaies et m’alitent. 
Le lendemain, assoiffé de vengeance, je reprends le chemin de la tanière de l’ours, clopinant sur 2 béquilles et me poste à l’affût depuis une éminence rocheuse. Le soleil point, et l’ours se lève…
“Da-di-doum-dam be-bop a doum-dam ti-dam-di-doum…”
L’ours s’approche en chantant de la rivière, se penche et se désaltère. Mon doigt effleure la gachette… BANG ! la balle fend l’air avec une détonation assourdissante et fonce vers le crâne de l’ours. Et voilà qu’à ma grande stupeur, il se retourne, et d’un geste vif se saisit au vol de la balle censée lui perforer l’occiput ! Soudain enragé, Sir Wiley l’ours regarde droit vers moi et se met à courir en hurlant de colère… je tente de descendre de ma colline, mais j’en suis incapable avec une seule jambe et les deux bras blessés, et le rocher est abrasif. Sir Wiley m’attrape, me brise l’autre bras, arrache mon pantalon… et me sodomise. La douleur est intenable et l’ours m’abandonne inconscient parmi les fleurs. Mes compagnons me trouve au crépuscule, me ramène au campement, pansent mes plaies et m’alitent. 
Le lendemain, assoiffé de vengeance, je reprends le chemin de la tanière de l’ours sur une civière que portent mes camarades  et me poste à l’affût depuis une prairie. Le soleil point, et l’ours se lève…
“Da-di-doum-dam be-bop a doum-dam ti-dam-di-doum…”
L’ours s’approche en chantant de la rivière, se penche et se désaltère. Mon doigt effleure la gachette… BANG ! la balle fend l’air avec une détonation assourdissante et fonce vers le crâne de l’ours. Et voilà qu’à ma grande stupeur, il se retourne, et d’un geste vif se saisit au vol de la balle censée lui perforer l’occiput ! Soudain enragé, Sir Wiley l’ours regarde droit vers moi et se met à courir en hurlant de colère… je tente de ramper hors de ma prairie, mais j’en suis incapable avec une seule jambe et un seul bras valide, et l’herbe humide est glissante. Sir Wiley m’attrape, me luxe le genou, arrache mon pantalon… et soudain il s’interrompe en plein élan, cueille une fleur de la prairie, me la glisse dans les cheveux et me dit :
“Dis-donc toi… t’es sûr que t’es venu pour la chasse ?”
Tout est vrai, bien entendu.
Portez vous bien 🙂
(je sais, je sais, cette DNews est parfaitement inutile et beaucoup trop longue, elle m’a échappé, mais comme vous n’aurez pas de nouvelle avant plusieurs mois…)

Damien
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