La DNews de la Noyelle

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Pffff, bon, je vous cache pas que c’est pas la forme, alors je promets pas de vous divertir beaucoup dans cette DNew de la Noyelle.

Je ne suis pas levé du bon pied, ce matin. Le bon pied, je me le suis fracassé dans le noir cette nuit contre le 2ème lit de ma chambre d’hôtel, perdu que j’étais sur le chemin de la salle de bain (c’est qu’elle est loin cette foutue salle de bain ! et puis avec le chauffage au sol, sous le marbre, ça me fait l’effet d’être à la piscine, ça a quelque chose d’inquiétant dans l’obscurité, j’aime pas trop les piscines).

Vous vous rendez compte ? 2 lits. Je suis sûr que c’est une vacherie du destin pour me rappeler que mon amoureuse est loin et que je ne l’ai pas touch… vue depuis 2 semaines.

Tout est provocateur dans cette chambre de l’hôtel 3 étoiles Lakua, à Vittoria Gasteiz, en Espagne : 2 fauteuils, 2 bureaux, 2 lavabos… une provocation j’vous dis.

C’est comme évoquer avec volupté (oui) la vie conjugale (oui) pour mieux pointer du doigt le misérable auteur en déplacement que je suis, dans la solitude de son travail…

 

Misérable, parfaitement : invité à ce grand festival espagnol pour le week end, j’ai croisée sans la voir sur mon chemin mon amoureuse. Elle dans un train, moi dans un autre…

Si c’est pas de la cruauté, ça ? En plus j’suis sûr qu’elle a même pas pensé à moi… (lamentations de sympathie dans l’assistance…)

Et puis l’accueil ici n’arrange rien : les organisateurs sont adorables, la nourriture succulente, l’ambiance chaleureuse… alors forcément, je l’ai mauvaise ! Car bien entendu, tout ceci n’est qu’un coup du sort pour me faire penser à mes parents, qui m’hébergent pendant ce mois de décembre, à leur cuisine, à leur gentillesse.

 

Décidément ce festival, il fait rien qu’à m’embêter.

 

C’est comme celui de Nice, Explorimages : ils ont fait exprès de nous décerner le Prix du Public, les gens là-bas, juste parce qu’on y était pas !

A La Rochelle, on y était, le week end était superbe, et les collégiens nous l’ont bien dit : si on vous attribue le prix Regard de Collégiens, au-delà des intérêts du film, c’est parce qu’on s’est bien marré !

Au moins, voilà des gens qui font simple. Pas comme les organisateurs du festival Mendi en Espagne où je traîne mes guêtres esseulées, l’oeil pâle, la mine affaissée, le nez morveux, la gorge saisie d’un sanglot quand je vois dans la rue de la cité médiévale magnifique, avec ses encorbellements, ses donjons, ses bâtisses moyenâgeuses restaurées avec délicatesse, ses ponts-levi, quand j’y vois, donc, une jeune maman apprendre à sa fille à marcher, car aussitôt, l’image de la mienne qui fait en ce moment ces premiers pas, s’impose à mon esprit.

 

C’est la misère ! vous dis-je… et en plus, en plus… il fait beau.

 

Pourtant, je m’étais dûment renseigné, quant à la météo de ce week-end sur notre lopin d’Europe, je m’étais renseigné auprès de la plus haute autorité en matière de prévisions météorologiques que puisse offrir notre pays secoué par un phénomène sans précédent en décembre – pensez-donc, de la neige, en hiver, du jamais vu, vous allez voir que l’été prochain, à ce train là, il va faire chaud… – je m’étais, oui, renseigné auprès de la source la plus fiable qu’on puisse imaginer pour savoir le temps qu’il ferait.

 

François Fillon.

 

J’appelai donc le premier ministre et lui tins à peu près ce langage :

 

“Bonjour François, vous permettez que je vous appelle François, vous votre prénom c’est François, c’est juste ?

– …

– Oui, alors, M. François, je dois prendre la route, le rail précisément, c’est mon métier, enfin indirectement, j’suis pas cheminot non plus, je donne des projections-débats voyez-vous, et comme vous l’avez fait observer très justement et avec le tact qui vous caractérise dans votre gouvernement de votre pays, à Météo France ce sont des bons à rien, enfin ce n’est pas mon opinion mais la vôtre, mais du coup, je me suis dit, à qui on va demander des prévisions météo maintenant ?

– Ecoutez, ce numér…

– Bah à François Fillon, pardi ! S’il critique Météo France c’est qu’il doit en connaître un plus grand rayon, lui. Un rayon… de soleil !

– Enfin cessez cet…

– Arf ! Arf ! Arf Vous avez compris la blague, M. François ?

– Cette inept…

– Alors voilà, j’vous appelle, François, parce qu’il me faut un bulletin à 6 jours. Je vous écoute.

– (frrrt-frtttt-frrrrrrrrrt-clic-tut-tut-tut-tut…)”

 

La ligne avait été coupée par la tempête !

Punaise. Diantre. Il fallait donc s’attendre à un véritable blizzard, pensé-je.

Peut-être même que mon déplacement à Vittoria-Gasteiz serait annulé ?

Pfffff. Même pas. Et me voilà à passer le week end tous frais payés dans un endroit charmant en péninsule ibérique…

Ahhhh c’est pas facile-facile tous les jours.

 

 

SONDAGE DE LA NOYELLE

 

Une question nous a été posée, au festival de La Rochelle, qui continue de nous laisser perplexe.

On espérait en débattre de vive voix avec son auteur qui n’a pas eu le loisir de s’expliquer mais on ne s’est plus vu.

Si vous avez une interprétation, on est preneur:

 

La question qui tue

(roulements de tambours)

 

“Est-ce qu’avec vous on est pas entré dans une ère industrielle du film d’aventure ?”

 

(silence de mort)

 

Euh… il dit qu’il voit pas le rapport. Vous ?

 

 

PITIT CADEAU DE LA NOYELLE

 

Avant de ce quitter jusqu’à l’an prochain (pleure pas va c’est dans pas si longtemps que ça), on vous livre sur notre site les toutes premières images du périple en Islande.

C’est loin d’être représentatif du film (qui sera prêt en 2011) mais on s’est dit que ça vous plairait peut-être d’en voir un chouille comme dit mon amoureuse (elle dit plein de trucs intéressants mon amoureuse, dans une langue mystérieuse, le savoisien ; je comprends pas toujours mais c’est beau)

 

https://www.planeted.eu/core/media.html?lang=fr&speed=fast

 

 

ce mois-ci pour se désinscrire faudrait d’abord nous expliquer la question qui tue

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