Le désenchantement : lettre à un élu

Initialement publié le / Originally posted on 30 November 2018 @ 8:54 am

“Bonjour M.,

je souhaite partager avec vous cette “anecdote”, même si vous ne répondez pas (ces deux éléments – des élus à côté de la plaque et l’absence de communication avec la classe politique – étant parmi les différentes raisons qui font que je ne vote plus depuis longtemps ; on appelle ça gentiment le désenchantement).
Ne le prenez pas personnellement 🙂 Vous êtes une des rares personnes politisées qui m’ont inspiré confiance et donné un peu d’espoir (jusqu’à ce que la mairie revienne sur tout ce qui avait été annoncé). Bref. Anecdote donc.
Ma fille est élue au sein du conseil municipal des enfants.
Elle a une vocation forte pour aider autrui et contribuer au bien commun.
Sa proposition : un jour par semaine, une cantine 100% végétale (pas de viande, de poisson, de produits dérivés des animaux) pour sensibiliser ses camarades à une alimentation qui #1 respecte l’humain et sa santé #2 respecte l’environnement et ses ressources #3 respecte les animaux et leur bien-être.
Formulé par la négative : elle souhaite sensibiliser au fait que notre alimentation habituelle #1 ruine notre santé dans les grandes largeurs #2 bousille notre environnement au-delà de toute tolérance #3 entretient une souffrance animale gigantesque.
Réponse des élus : “Notre collectivité ne gère pas les préférences alimentaires”. Comme si sa demande était “Moi je préfère les pâtes au riz je veux que des pâtes à la cantine”…
Il ne s’agit pas d’un projet de “préférence alimentaire” (s’il n’était question que de goût ma fille mangerait de la viande) ; comme Lirio l’a expliqué, il s’agit pour elle d’un engagement humaniste (lié à la souffrance animale), environnemental (l’industrie carnée étant l’une des premières sources de pollution dans le monde) et de santé (l’alimentation industrielle carnée étant à l’origine de la majorité des maladies contemporaines de civilisation).
J’observe que notre collectivité choisit de rester sourde/aveugle (déni ?) aux vrais enjeux collectifs de ce nouveau siècle, déjà bien (mal) entamé. Tous les chiffres sont pourtant à la disposition de qui veut bien se donner la peine de s’y intéresser (je pensais naïvement d’ailleurs que cela relevait du travail de nos élus, cf le “désenchantement” plus haut).
Des données :
Les mairies subventionnent l’installation de franchises McDonald et sapent les élans citoyens (comme ici ceux de nos générations futures) pour des pratiques plus nobles, respectueuses de l’environnement du vivant et de la santé. Triste constat.
Bonne journée, M.”

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