Partis au petit bonheur

Une triple enquête légère et sérieuse autour du bonheur familial

En bref : un papa avec ses deux filles voyagent pour documenter le bonheur selon trois axes thématiques mêlés – se reconstruire après une séparation, collectionner les petits grands bonheurs quotidiens, et cultiver l’humour

« Tu sais quoi ? J’étais tout simplement touché, ému et intéressé ! Je me suis régalé ! Alors ne change rien !
Merci pour cet instant de bonheur partagé. Elles sont top tes girls. Amitié. »
– Laurent Bignolas

« Là d’accord ! un grand BRAVO à vous ça promet ! »
– Nans (Nus & Culottés)

 

Ce film de 26 min est le pilote de la série que nous voulons créer. Il a été tourné sur quelques jours, lors d’un court périple au Maroc. Plus de détails plus bas. Un prologue au projet a été également réalisé (articles et photos) en 2016 comme on peut le découvrir ici. Planète.D cherche un producteur / diffuseur pour concrétiser la suite ! Contactez-moi 🙂

 

« Le bonheur n’est pas chose aisée : il est difficile de le trouver en soi et pourtant impossible de le trouver ailleurs. »

– Bouddha

 

Voilà, c’est dit : le bonheur est en nous. Mais il est soumis à des influences extérieures multiples et profondes. Typiquement, faire des enfants puis se séparer, ça n’aide personne à se sentir bienheureux… Mais ce n’est pas rédhibitoire ! Être heureux, cela relève à la fois de la mayonnaise qui prend ou ne prend pas, du funambulisme et de l’acte de foi, du contexte et surtout de comment on le perçoit. Non ? Il n’y a pas de déterminisme en matière de bonheur… je crois.

 

« J’ai décidé d’être heureux, c’est bon pour la santé. »

– Voltaire

 

« La mise en ligne de tes émotions et de tes ressentis avec les filles
font émerger dans d’autres foyers la douceur et l’attention auprès des enfants.
C’est une véritable force que tu as, bravo à toi, bravo à vous 🙂 »
– Françoise

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L’intention triple

Quand la maman de mes filles m’a quitté, j’étais tellement stupéfait que j’ai arrêté de vivre, à l’intérieur. Je me sentais en suspension, comme une gouttelette de vapeur après la douche. On avait pour ainsi dire tout vécu, ensemble. Bien naïvement et contre-prophétiquement, je nous avais d’ailleurs déclarés inséparables… Eh bien non. Arrêt sur mirage. Point mort…
Depuis, j’ai repassé la première. Et fait ce constat, plutôt troublant. Globalement, ma joie de vivre ne m’a jamais trop quitté.

Bien sûr, je reste en proie à des interrogations, aujourd’hui encore, il ne faut pas rêver :

  • Marginal comme je suis, pourquoi avoir été catastrophé par la perte du classique « couple parental » ?
  • Seul, pouvais-je encore être garant du bonheur de mes filles ? Comment ?
  • Mes moments de peine profonde, allaient-ils revenir régulièrement ? Toute la vie ?
  • Surtout, comment font les autres familles séparées ? Pour renouer avec le bonheur ? C’est quoi, leur méthode à elles ?

J’en ai parlé aux petites. De temps en temps, elles aussi traversaient des tunnels de mélancolie. Mais, à cet âge-là, on est heureux pour ainsi dire automatiquement – tant que les parents vont bien, ensemble ou non. En toute objectivité, leur vie n’est pas pire qu’avant. Meilleure, sans doute, même – finalement, le quotidien à été multiplié par deux. Où est-ce que le bât blesse ?

« Au cœur », m’expliquent-elles avec leurs mots simples : « La séparation, Papa, ça veut dire qu’il y en a toujours un qui nous manque… ».

C’est cette phrase qui m’a donné envie de creuser le sujet.

D’aller rencontrer d’autres familles dans la même situation que nous.

 

« Le sujet touche beaucoup la fille de parents divorcée que je suis. Et je trouve très plaisant de voir un foyer soudé capable de se reconstruire dans la douceur, la pétillance, le respect. La rencontre aussi. De soi, de l’autre que l’on aime, de l’autre dont on découvre la culture. J’ai aimé prendre ce bain de bienveillance que vous nous offrez à travers ce voyage. Tout simple, et pourtant…Tous les enfants de parents séparés sont loin d’avoir l’opportunité de pouvoir se reconstruire dans autant de sérénité ; c’est une beau voyage intérieur que vous m’offrez (nous offrez) là. « 
– Réjane, réalisatrice

 

Quant à mes filles…

Luce, c’est notre petit clown. « La séparation, j’aimerais bien l’oublier un peu, je vais pas me prendre la tête toute ma vie ! Moi, en fait », me dit-elle, « j’ai vraiment besoin de rigoler ». Elle, ce qui la tente, c’est de collectionner des histoires drôles – elle adore ! C’est pas une chouette idée, ça ?

Lirio, c’est un chaudoudou vivant. Câline et romantique, ce qui lui plairait, c’est interroger les gens sur leurs petits bonheurs. « Elle nous aura apporté de bonnes choses, cette séparation. Un nouvel habitat groupé, des parents qui vont bien, de nouvelles rencontres… », raisonne-t-elle. Pour son âge, elle a déjà une analyse poussée des relations et des émotions.

Moralité, nous voilà partis.
Au petit bonheur la chance…

 

Les origines du projet : distinguer le « pourquoi » du « pour quoi »

L’envie qui motive ce projet est donc à la confluence de toutes les pièces qui se sont emboîtées pour faire ma vie d’aujourd’hui ; elle est née, cette envie, c’est vrai, de ce que j’ai vécu, ressenti, exorcisé, analysé, y compris avec mes filles, quand leur maman m’a quitté. Elle est née du constat que, dans la douleur et la perte, la destruction contre toute attente de notre référentiel, notre joie de vivre ne nous quittait pas, mais nous cheminions – ou plutôt, je cheminais, avec des doutes, des interrogations sur l’avenir, et une peine à laquelle il fallait s’accoutumer, comme une cicatrice qui n’empêche pas d’avancer mais qui reste là et qu’on ne pourra pas déloger, et en même temps une joie de vivre, un appétit de rire, une curiosité pour le bonheur.

Mais donc, Damien…

Pourquoi tu fais ça ?

Je crois que j’ai envie de faire ce projet par allergie aux tabous. Quelque part. Quand j’ai pris de plein fouet la réalité crue – elle me quittait, elle ne m’aimait plus depuis longtemps, c’était la fin – j’aurais voulu entendre le témoignage d’autres. J’aurais aimé qu’on se reconnaissent les uns dans les autres, que la solidarité et la parole créent des ponts. En lieu de quoi, je dois dire que globalement l’attitude des gens est frileuse, pour ne pas dire stérile. Entre les phrases de fausse compassion ou d’encouragements absurdes qui nient la douleur et le choc et les attitudes de déni pur et simple, je suis surpris par le malaise que notre société cultive sur des sujets profondément humains qui nous touchent TOUS – la mort, la douleur, la maladie, la séparation… Peut-être ai-je envie tout simplement de créer une œuvre authentique, sensible et vraie, celle que j’aurais bien aimé voir quand j’étais au cœur de la crise.

Pour quoi tu fais ça ?

Pour ramener du beau, du bon, du vrai et du constructif et le partager avec toutes celles et ceux qui comme moi sont naturellement heureux, comme moi on vécu ce déchirement de la rupture, comme moi aiment parler vrai et affronter la réalité, regarder les choses dures et crues de la vie en face. J’ai tout autant envie de partager l’entreprise avec mes filles, que je choie comme des enfants et respecte comme des adultes et qui en sortiront – je le crois – grandies et renforcées.

Alors, cette envie, c’est vrai, pour moi c’est beaucoup…

documenter la reconstruction du bonheur familiale/parental après une séparation

 

Simple, non ?

Bon, pas toujours tant que ça… Allez ! Je vous invite un instant dans ma tête de Papa/réalisateur/célibataire au moment où l’idée de convertir cette séparation en projet créatif et documentaire utile a germé…

 

 

 

 

 

« Le bonheur est un état de satisfaction complète caractérisé par sa stabilité et sa durabilité. Il ne suffit pas de ressentir un bref contentement pour être heureux. Une joie intense n’est pas le bonheur. Un plaisir éphémère non plus. »
– source : dictionnaire de Philosophie

 

« Beaucoup de petits moments heureux accroissent davantage notre bonheur que quelques grandes satisfactions. »

– Epictète

 

Cette seconde vision du bonheur, à laquelle j’adhère, me semble plus « praticable » que la définition plus haut du dictionnaire de philosophie. Je veux documenter le bonheur réaliste et pragmatique sans le départir de sa magie. Une gageure ?


 

Les reporters en herbe

Pour les enfants, c’est autre chose. On l’a dit plus haut, elles ne sont finalement que tributaires du bonheur de leurs parents, fusse-t-il individuel. C’est le plein âge de l’insouciance pour elles, et en même temps elles sont drôlement éveillées, matures, et elles absorbent puis analysent une foule d’émotions et de ressentis. C’est vraiment une période transitoire, carrefour même, pour elles.  Comme nous parlons beaucoup tous les trois, et que je mets des mots sur tout ce que nous ressentons, nous avons beaucoup échangé sur le thème de cette rupture. Ce n’est pas déplacé pour elle de se questionner et d’aller interroger d’autres personnes. Même si leur attrait naturel va à des développements bien plus simple que les miens !

Luce et Lirio sont nées dans les Alpes. A 5 et 8 ans, elles ont déjà parcourus plusieurs pays, et cela a commencé très tôt : à 8 mois pour Lirio, en Islande sous la grêle ; à 6 mois pour Luce, en Espagne, en plein canicule.

Se mettre en scène devant la caméra de leur Papa, elles connaissent par cœur : films, vidéos promotionnelles, photos… elles sont de toutes les créations ! En Islande, l’équipe recherchait la Reine des Elfes et en Espagne, il s’agissait de documenter les écovillages autonomes.

Luce et Lirio aiment le ski, le vélo, la danse et la nature. Lirio veut en faire son métier : protéger l’environnement et les animaux et enseigner aux humains à bien s’en occuper. Et sa petite sœur souhaite « aider les gens parce que ça donne de l’heureusité ».

Chacun sa mission !

Luce part en chasse de bonnes blagues, Lirio cherche à partager les moments de bonheurs des personnes rencontrées, et Damien s’intéresse aux couples que la vie a séparés.

Luce et Lirio disposeront de leur propre caméra pendant le projet, et en feront ce que bon leur semble, sous la guidance douce de leur papa. Leurs idées spontanées seront un guide. Elles seront libre, si/quand elles le souhaitent, de piloter les rencontres. Ainsi, elles seront elles aussi les journalistes de l’aventure. Attention ! je ne compte ni exploiter ni instrumentaliser mes filles… (on me l’a déjà faite, celle-là !) Elles peuvent apporter leur pierre à l’édifice tant qu’elles veulent mais rien ne les y force, je compte sur leur authenticité d’enfant ! Idéalement, l’œuvre sera un mélange équilibré de mes réflexions d’adulte avec les expérimentations et les déductions spontanées et innocentes de mes enfants.

C’est pas chouette tout ça ?

 

 

L’œuvre que je souhaite

Je suis lié à mes filles par une complicité totale.
De tous les instants.
On dort ensemble, on mange ensemble, on respire ensemble. On se lave ensemble.
Ca semble désuet ou excessif, c’est selon. Peu m’importe, cela nous est naturel.
Le quotidien est pour nous un ciment.
Alors bien sûr, oui, j’ai envie de le mettre en scène et en valeur. Mais c’est l’intention esthétique d’un réalisateur épris de beauté et l’intention subjective d’un papa fan de ses enfants…

Lors de la séparation, nous avons là-aussi tout partagé.
Le gouffre émotionnel. Les questionnements et la noirceur, les analyses et les doutes.

Je veux donc une œuvre réponse, une œuvre lumière, sur la résilience amoureuse, parentale et familiale, sur la capacité à la joie. Une collection vaste d’équations résolues du bonheur, auprès de famille désunies et/ou recomposées. Il ne s’agit pas d’un projet de voyage avec mes filles dont je souhaite tirer partie pour faire un film. Il s’agit d’un projet de film – et d’un projet de cœur – à destination des petits comme des grands, qui va nous amener à voyager parce que les réponses à nos questions ne peuvent être apportées que par le voyage, par le croisement des témoignages, par la rencontre – un projet dans lequel mes filles ont une place à part entière !

 

Le projet présenté en quelques pages, c’est ici au format PDF ou ci-après en lecture.

Download the PDF file .

 

 

 

 

Je crois que pour faire le bien, il faut d’abord s’occuper de soi, mais qu’une vie épanouie ne peut pas s’arrêter à ça : ainsi le lien est-il évident, à mes yeux, entre faire son bonheur personnel et ensuite œuvrer dans le bon sens pour la collectivité, que ce soit par des grandes entreprises ou par des petits choix personnels quotidiens, et peut-être surtout par des petits choix personnels quotidiens !

« Le bonheur se multiplie quand il est partagé »

– P. Coehlo

 

Je désire confronter ma vision idéaliste à la réalité, sur le terrain, un peu partout sur la Planète, et toquer aux portes pour demander, naïvement, à mes semblables de me raconter, de me montrer leurs petits et grands bonheurs.

 

« Beaucoup de petits moments heureux accroissent davantage notre bonheur que quelques grandes satisfactions. »

– Epictète

 

Et bien sûr, derrière tout ça : l’envie de vous ramener un film lumineux, positif, plein de joie et de belles perspectives, dans la tradition Planète.D de « reporters de bonnes nouvelles« .

 

L’Épisode Pilote

Luce, Lirio et Damien se sont rendus au Maroc dans le cadre d’un déplacement professionnel de Damien (qui donne des ateliers de crusine mais ça c’est une autre histoire). C’était l’occasion de tester le concept de « Partis au petit bonheur ». L’épisode pilote ci-dessus pose l’intention de base du projet et les personnages. On y rencontre Lahcen, un Sahraouite qui partage son équation simple du bonheur – et ses blagues… On y médite, déjà, sur les séparations, sur la relation parent-enfant, sur la vie, l’amour et le voyage. Et on y rigole, sur fond de paysages appétissant. Forcément !

En complément de ces premières images ensoleillée, retrouvez Lahcen dans une courte vidéo… pour raconter l’histoire du dromadaire Hanafi 🙂

 

Le Parcours

Un tour du monde en plusieurs sections :

– Europe : le Danemark, pays le plus heureux selon la Carte Mondiale Du Bonheur, puis poursuivre à travers les Balkans, sur un air de « start wearing purple » (Gogol Bordello) – une Macédoine de bonheurs

– USA : Great Divide par les Rocheuses, 4600 km de pistes et chemins forestiers sur les traces de bonheurs sauvages

– Chili : du désert aux fjords, la palette de couleurs de bonheurs sud-américains

– Japon et Taiwan : l’archipel dans sa longueur paysanne, par les « Alpes » locales, loin des grands axes

– Bhoutan : dans la poussière et la joie, l’incontournable icône du BNB, le Bonheur National Brut

– Iran et pourtour méditerranéen : le bonheur façon mézzé au goût de sable !

– Namibie et Afrique du Sud : chaleur, bonheur et une moitié de soleil jaune

– Pays nordiques en hiver par les lacs et les rivières gelés : cultiver la chaleur du bonheur en milieu froid et hostile

« Le bonheur est possible, et il vaut mieux aller à sa rencontre qu’en écouter le récit. »

– C. André

2014-10-22_16-23-19

Les Transports

Tous les moyens seront bons ! mais outre le train, le bateau et pourquoi pas le cheval ou le dromadaire, bien entendu je pense à expérimenter encore plus loin dans le registre de mon outil préféré : le vélo.

"FAT & Happy" : un mode de locomotion évident, le vélo, mais pas n'importe quels vélos...

Mes expérience en la matière m’ont amené à désirer le vélo idéal pour voyager en famille tout en s’affranchissant du goudron et des grands axes quand l’envie le prend.

« C’est un devoir que d’être heureux ! » – A. Gide

 

fatbikes et systèmes de traction tous-terrains

  • fatbikes enfant
  • portes-bagages profilés
  • système de traction personnalisé et tous-terrains

ou éventuellement 2 fat-tandems parent-enfant

  • cadres tandem profilées Edelbike fat sur mesure
  • géométrie adaptée pour accommoder les tailles des enfants
  • portes-bagages profilés
  • moyeux Rohloff fat et transmission Gates Carbon Drive

J’hésite entre les deux concepts…

Vos idées, conseils, retours d’expériences sont les bienvenus dans cette section de notre forum.

Les Débouchés

  1. un film documentaire de 52 min
  2. une série télé par épisodes de 26 min
  3. une expo photo accompagnés de textes et portraits, orientés « manuel international du bonheur »

L’ensemble pouvant être décliné et modulé pour des animations sur-mesure.

 


 

 

 

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