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Être Papa

  • par
  • 15 novembre 20215 décembre 2021

Confiance & autonomie

Par défaut, par principe et par amour, je fais #confiance à mes enfants. C’est très naïf, présenté ainsi. Mais c’est un auto-conditionnement de longue date.

Je pèse mes mots : il faut déconstruire, déprogrammer, l’instinct parental qui

  • veut protéger son enfant (vous savez, la petite voix qui imagine instantanément tous les scénarios catastrophes qui vont immanquablement découler de l’initiative du chérubin)
  • souhaite que les choses aillent vite et soient efficaces (vous savez, la petite voix qui vous glisse que ça sera vite et bien fait si vous le faites à sa place)
  • croit naïvement qu’il sait nécessairement mieux/plus que l’enfant (et se prive d’une occasion, bien souvent, de découvrir de tout autres points de vue, imaginatif, décalés, créatifs comme nos gamins savent si bien les dégoter)

Moralité : je laisse toujours leur chance à mes filles (sauf quand je ne le fais pas, cf ma mise en garde initiale…), je les encourage à être #autonome, je les laisse se tromper, recommencer, faire de bêtises (et les réparer elles-mêmes, ce qui galvanise le sentiment d’être utile et permet d’appliquer le renforcement positif qu’on a vu plus haut tout en déconstruisant la peur de l’échec). Leur #autonomie est une puissance, elles cultivent à travers cela leur amour-propre et leur foi en l’avenir.

Lirio a débuté dans cette voie, âgée de 9 mois, en couches et ne sachant pas marcher, sur les cailloux du désert islandais… au bivouac, je la laissais mâchouiller ce qu’elle trouvait et elle m’a même “aidé” à réparer le tandem 😉

Le film No Man Iceland
Sticker citation Je veux accepter un échec ... Michael Jordan – Stickers  STICKERS CITATIONS Français - Ambiance-sticker

Exemples/Astuces

J’ai très vite laissé les petites gérer les trajets entre l’école et le domicile : nous sommes passés par une phase de répétition où nous faisions ensemble le parcours tout en imaginant ensemble le maximum de scénarios possibles auxquels elles pourraient devoir faire face – avec la liste des commerçants que nous connaissons chez qui trouver refuge, les règles de base pour se retrouver facilement, et un protocole en cas de loupé. Lorsqu’elles ont pris leur envol, je les ai un petit peu surveillées de loin les premiers temps, mais surtout j’ai fait un débriefing exhaustif avec elles de leurs expériences pour cerner les zones éventuelles de fragilité et renforcer les bonnes initiatives (comme m’attendre au point de RDV même si je suis en retard, ou me faire parvenir un SMS par la maîtresse si il y a un contre-temps à l’école).

Idem pour les repas : je leurs ai fourni des couteaux inoffensifs mais efficaces, et l’attirail nécessaire à se confectionner leurs plats en totale liberté, et j’ai appris à ne pas râler à cause des dégâts et dommages collatéraux (elles seules seront juges de s’y j’y parviens vraiment ou non… je reste un peu maniaque de l’ordre et de la propreté, mea culpa) – bien m’en a pris car passée cette phase naturelle de try-and-go leur autonomie éclatante m’a épargné bien du travail domestique !

Comme par exemple quand je reviens de courir et découvre une tablée couverte de plats préparés par leurs soins, et à leur initiative. Ce qui arrive – qu’on me permette de pavoiser un peu – très régulièrement.

Les voir à l’œuvre, en tous état de cause, est toujours une opportunité délicieuse de contempler le petite manque qu’aura causé leur activité ou leur action indépendante loin de moi et de savourer encore plus le plaisir de les retrouver pour les enlacer ensuite, les féliciter et les valoriser !

Je vous invite à lire la suite, 7 petits chapitres en tout, voir les liens plus bas.

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