Stress will kill you everytime

C’est une belle et bonne chose que d’avoir appris par l’expérimentation à exploiter mon stress dans des circonstances un peu extrêmes où parfois mon intégrité est en jeu.

Mais en famille, en société, il ne me sert pas à gravir des volcans ou traverser des rivières en furie. C’est un boulet ! C’est une bête tapie au creux de moi prête à mordre mes proches, les personnes que je chérie le plus, par simple réflexe d’auto-défense face à une situation subie, contrariante, inquiétante.

Bien sûr, nous pourrions parler de méditation, de yoga, de massage… toutes techniques qui sont bel et bien bonnes et profitable mais qui n’adressent, je crois, que le corps en tant que machine intelligente et non pas notre psyché, nos mécanismes, nos blessures.

Les deux personnes qui m’ont le plus aidé à dégonfler mon ballon de stress au quotidien sont ma fille aînée Lirio et mon amoureuse Sarah. Toutes les deux par une attitude simple de reconnaissance sans jugement et par une verbalisation précise de ce que je peux ressentir – exactement l’attitude apaisante et pédagogique que moi le premier j’applique et adresse à un enfant en crise, en nommant ce qu’il vit, ce qui l’énerve, et tout simplement en tendant les bras et en incitant à prendre, là encore, une belle respiration.

Je suis heureux et fier d’avoir pu transmettre cette pédagogie à mes filles et d’être témoin de leur aptitude à la mettre en pratique dans leurs relations, comme on le voit bien dans notre série “Partis Au Petit Bonheur“.

TOUS LES ÉPISODES SONT PROPOSÉS PLUS BAS À PRIX LIBRE

La verbalisation est – comme toujours dans les relations – essentielle. Quand mon amoureuse (qui se ressemble s’assemble…) est en état de stress, je tâche toujours de simplement décrire la situation et en quoi celle-ci peut la stresser (je propose une hypothèse) ; sans analyse profonde, sans jugement, de l’observation et de la description alliées à de la bienveillance.

Sarah, quand à son tour elle me voit stressé, fait une chose simple : elle vient me sourire, me touche et me câline et me demande de respirer un bon coup. Simple is beautiful. Efficace dans 99% des cas !

Ma fille Lirio m’aide énormément par sa capacité à riposter instantanément. Refusant de subir, elle pointe du doigt, par des mots précis qui parfois sont durs à avaler, mon attitude. Cela agit comme un désamorçage immédiat. Car à moins de m’entêter par pur fierté, à moins de laisser parler mon seul égo piqué au vif d’adulte qu’une enfant remet à sa place, je ne peux que reconnaître le bien-fondé de l’estocade que me prote mon enfant – ne faites jamais l’erreur d’inhiber la confiance que votre vous porte en vous disant vos 4 vérités en face !

“Papa, j’aime pas quand t’es stressé, tu stresses à cause de [elle cite la source de mon agacement, qui change d’une scène à une autre, mais qu’elle détermine presque toujours avec précision] et moi j’y suis pour rien.”

Si d’aventure je m’enferme dans les remontrances, elle déploie un contre-argumentaire précis. Bien vite ma pression retombe comme un soufflet au fromage raté car l’évidence m’étreint : la gamine a raison.

Moralité, pour dégonfler le ballon de stress :

  • verbaliser
  • câliner

C’est aussi simple que cela. Et dans les cas extrêmes, aller courir sous la pluie, hurler dans les bois ou taper contre un punching-ball… si vous n’avez ni volcans, ni rivières en furie sous la main !


Épisode #1 : Nour, Le Camp De La Lumière




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Épisode #2 : L’Éloge De La Fantaisie




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4 commentaires sur “Stress will kill you everytime”

  1. moi sa fille qui lui reproche d’être stresser veut comme même dire que c’est le meilleur papa du monde car il reconnais ses erreurs et il en parle, mais je voudrais lui aussi dire que même s’il y a des défaut son amour pour ses fille et sa famille est parfait .
    JE T’AIME
    lirio

  2. Salut, je te propose de voir le stress comme une réaction physiologique pure et non pas comme une réaction intellectuelle, auquel cas la verbalisation, justification, analyse servent à rendre l’instant vivable, mais en aucun cas ne permettent d’en finir avec le stress. Mes observations me montrent que le voir comme un processus physiologique qui se manifeste sensoriellement, et laisser le processus aller à son terme permet de se défaire des sources de stress.
    Unotzèbre.

    1. Salut, oui je te rejoins là-dessus, le stress est un mécanisme de réaction du corps, que nous pouvons accueillir/gérer à un niveau intellectuel mais qui doit se dérouler dans tous les cas à niveau physiologique. J’approuve et apprécie ta définition et ta description 🙂

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